Crise au Venezuela : un homme manifeste à sa manière contre la répression du régime de Nicolàs Maduro

Au vezuela la crise et les manifestations contre le président Nocolàs Maduro se poursuivent. En 3 semaines elle a fait 8 morts, des dizaine de blessés et environ 600 arrestations. Un homme a décidé de contester en simple tenue d’ève.

La vague de manifestations qui a débuté le 1er avril à l’appel de l’opposition, ne cesse de prendre de l’ampleur. Les manifestants réclament le départ du président Maduro. En effet, le pays est plongé dans une grave crise économique et politique depuis bientôt 2 ans.

Face à cette violence qui ne faiblit pas, un homme, jeudi 20 avril a décidé de manifester à sa manière.

A Caracas, capitale du Vénézuela, un homme, vêtu uniquement de ses chaussettes blanches, de ses chaussures, d’un sac en bandoulière et d’une bible, s’est dirigé vers les forces de l’ordre en simple tenue d’ève.

Passant à travers les fumée de gaz lacrymogène, Il est alors monté sur un char et a arrangué les militaires, leur disant

“Arrêtez avec vos bombes, arrêtez, s’il vous plaît.”

Sur les photos on peut voir son dos sanguinolent, criblé de tirs de chevrotine.

Les moqueries de Nicolàs Maduro face à cet acte

Bien que les photos aient fait le tour du monde, le président Maduro, n’a pu s’empêcher de se moquer du geste héroïque de cet homme. En effet, interrogé sur celui qui est en passe de devenir le symbole de cette lutte anti-régime,  Nicolàs Maduro a eu des propos pour le moins tendancieux, voir homophobe. Il a qualifié son attitude de « laide », jugeant même qu’il n’y avait “pas de limite quand il s’agit de ridicule”.

Et de terminer par cette phrase

Heureusement qu’une savonnette n’est pas tombée par terre [à ce moment-là] parce que cela aurait été une photo détestable. Horrible.

Même si la pression internationale se maintient, Amnesty international s’est dite alarmée de cette « répression ». D’autant plus que Nicolàs maduro ne souhaite pas en rester là. Il a activé mardi un plan de défense renforçant la présence policière et militaire pour déjouer un “coup d’État terroriste” fomenté selon lui par les États-Unis, une accusation rejetée par Washington.

Son mandat court jusqu’à fin 2019, mais aujourd’hui sept Vénézueliens sur dix souhaitent ardemment le départ de Nicolàs Maduro.

Modifié : 10 août 2017 16 h 24 min

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