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Turquie : Tentative de coup d’Etat militaire

La situation reste confuse, ce samedi matin, dans la capitale Turque. Une tentative de coup d’Etat de l’armée débutée vendredi soir semble avoir échoué et être sous contrôle du gouvernement Erdogan.

Il était environ 22h30 ce vendredi 15 juillet lorsque les rumeurs d’un coup d’Etat se sont propagées dans toute la Turquie et en Europe.

carte coup etat

Les deux ponts sur le Bosphore qui relie l’Europe à l’Asie ont été fermé par les militaires. Ensuite, des militaires opposés au gouvernement du Président Recep Tayyip Erdgoan ont encerclé l’aéroport Atatürk d’Istanbul. D’autres groupes de soldats ont fait irruption dans les locaux de la télévision publique turque TRT. A Istanbul, un groupe de soldats a ouvert le feu sur la foule.

La Turquie n’est en pourtant pas à son premier putsch. L’armée, auto-proclamée garante de la République, a de nombreuses fois tenté de s’imposer par la force dans les affaires politiques du pays, comme en 1960, 1971, 1980 et en 1997.

Je me suis souvenu de ce que mes parents me disaient mais je n’y ai pas cru, ce ne pouvait pas être vrai.

A témoigné une jeune femme, très choquée par ce putsch.

Un communiqué d’un groupe de putschiste annonce

Une prise de pouvoir totale dans le pays pour restaurer l’ordre démocratique et les droits de l’homme dans le pays.

Cette tentative de pouvoir a engendré une violente riposte de la part d’Ankara. Dans la nuit de vendredi 15 à samedi 16 juillet, des affrontements qui ont donné lieu à des scènes de guerre inédites à Ankara et Istanbul depuis des décennies ont fait au moins 60 morts et un millier de blessés, aussi bien chez les civils que du côté des policiers.

Malgré la loi martiale qui impose un couvre-feu dans le pays, Recep Tayyip Erdogan a exhorté la population «à se rendre sur les places et dans les aéroports». Les Turques vont répondre à cet appel. Dans plusieurs villes turques, les partisans du chef de l’Etat et du parti au pouvoir (l’AKP) vont descendre dans les rues et vont s’opposer aux militaires.

Je ne suis pas pour l’AKP (Parti de la justice et du développement du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan) et Erdogan n’est pas un grand démocrate, mais un coup d’Etat n’est pas la solution. Je crains une guerre civile.

A expliqué un Turque.

Pour les habitants d’Ankara, la nuit a été rythmée par les coups de feu et le vrombissement des avions de combat qui sont passés en rase-motte au-dessus de la ville.

Le Parlement, qui était encerclé par des chars, a été bombardé provoquant la mort de 17 policiers.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a assuré que la situation était à nouveau sous le contrôle du gouvernement. Dès samedi matin, il avait donné l’ordre d’abattre tous les avions et les hélicoptères qui se trouvaient aux mains des militaires putschistes.

A son arrivée à Istanbul, le Président Erdogan a d’emblée accusé les partisans de son adversaire, qui est exilé aux Etats-Unis,d’être à l’origine de cette tentative de coup d’Etat. Alors que Recep Tayyip Erdgoan a qualifié ces attaques de « trahison », le principal intéressé a démenti être l’instigateur de ce putsch.

Le Président a ensuite félicité les Turcs d’être descendus « par millions » dans les rues pour défendre leur nation, notamment sur l’emblématique place Taksim d’Istanbul.

Alors qu’au moins 336 personnes ont été arrêtées, le Premier ministre a déclaré qu’un général qui avait fomenté le coup d’Etat a été tué.

De nombreux pays, dont les Etats-Unis et la France, ont vivement condamné cette tentative de coup d’Etat.

Publié le samedi 16 juillet 2016 à 10:48, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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