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Le tueur du couple de policiers de Magnanville inhumé au Maroc

Larossi Abballa, qui avait tué un policier et sa compagne au nom de l’Etat islamique, a été enterré ce week-end au Maroc.

Le djihadiste, Larossi Abballa, avait abattu en juin dernier un commandant de police et sa compagne, agent administratif dans un commissariat, à leur domicile de Magnanville (dans les Yvelines), sous les yeux de leur fils de 3 ans.

L’homme qui avait perpétré cette tuerie au nom du groupe djihadiste État islamique avait été abattu par les forces de l’ordre.

En juillet dernier, le père du terroriste avait formulé trois demandes d’inhumation quant à la dépouille de son fils :

  • à Magnanville où il est mort,
  • à Mantes-la-Jolie, où il résidait,
  • au Maroc, d’où est originaire sa famille.

 

Les deux premières communes avaient expressément refusé de procéder à l’inhumation, en invoquant un risque de trouble à l’ordre public. Le père avait alors saisi le tribunal administratif, lequel avait transmis la question du lieu d’inhumation au Conseil d’Etat.

L’avocat de la famille a annoncé ce lundi 3 octobre que le terroriste avait été inhumé ce week-end au Maroc.

Le Maroc a fait preuve d’humanité. L’autorisation d’inhumer a été donnée jeudi, le corps a été transféré vendredi et il a été enterré au cours du week-end

A déclaré à l’AFP, l’avocat de la famille, Maître Victor Lima.

Le djihadiste, dont la dépouille se trouvait à l’institut médico-légal de Paris, a été enterré selon le rite musulman, en présence de sa famille. Sa tombe, dont le lieu exact n’a pas été précisé, n’a cependant pas été rendue anonyme.

La famille est apaisée. Ils voulaient en finir, ils peuvent maintenant commencer leur deuil.

A précisé l’avocat.

Si le combat judiciaire, qui se poursuit est désormais devenu purement théorique, la famille Abballa entend mener son combat jusqu’au bout « car il y a un intérêt juridique ». En effet, la question des inhumations des corps des auteurs des attentats est régulièrement soulevée depuis janvier 2015, avec le début de la série d’attaques djihadistes contre la France.

En août dernier, les maires de Montluçon (dans l’Allier) et Saint-Dié (dans les Vosges) avaient également refusé d’accueillir la tombe d’un des assassins du Père Hamel, assassiné fin juillet dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Si l’homme n’a toujours pas été enterré, son complice a été inhumé en toute discrétion dans le carré musulman du cimetière intercommunal de Puiseux-Pontoise (Val-d’Oise) fin août.

Publié le mardi 4 octobre 2016 à 10:39, modifications mardi 4 octobre 2016 à 10:06

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