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Trésor du gang des “Postiches”: ouverture du procès Fourniret pour assassinat

Le procès du tueur en série Michel Fourniret, accusé d’avoir assassiné une femme pour s’emparer du trésor du “gang des Postiches” s’est ouvert mardi devant la cour d’assises des Yvelines.

Comparaissant aux côtés de son ex-femme Monique Olivier, l'”ogre des Ardennes”, cheveux blancs tirés en arrière et tout de noir vêtu, est accusé d’avoir fait disparaître en 1988 la femme d’un ex-codétenu, dont le corps n’a jamais été retrouvé, pour pouvoir s’emparer de l’or amassé par le célèbre gang de braqueurs des années 1980.

Cette fois encore, la victime du tueur en série, qui s’exprime devant la cour d’une voix éraillée, est une femme.

Farida Hammiche, 30 ans au moment de sa disparition en avril 1988, était l’épouse du braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, partie civile au procès aux côtés de deux sœurs et d’un amant de la victime.

Morte étranglée et frappée à coups de baïonnette près de Clairefontaine (Yvelines) selon les aveux de Fourniret, son corps aurait été enterré non loin.

Hellegouarch et Fourniret avaient été compagnons de cellule dans les années 1980 à Fleury-Mérogis (Essonne).

En mars 1988, alors que Fourniret a été libéré, Farida Hammiche le contacte à la demande de son mari pour qu’il l’aide contre rétribution à déterrer un trésor enfoui dans un cimetière du Val-d’Oise.

L'ex-femme de Michel Fourniret, Monique Olivier, à Charleville-Mézières, le 29 mai 2008

(credit photo AFP/Archives) L’ex-femme de Michel Fourniret, Monique Olivier, à Charleville-Mézières, le 29 mai 2008

Hellegouarch, toujours en prison, a en effet eu vent par un ancien codétenu de l’emplacement d’une caisse à outils renfermant ce trésor.

L’enquête a permis d’établir que cette caisse recelait 20 kg de lingots et pièces d’or, une partie du magot amassé par ce célèbre gang spécialisé dans les braquages de banques à Paris entre 1981 et 1986.

Le trésor une fois déterré, Fourniret et Farida Hammiche le cachent au domicile de la jeune femme, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

L'”ogre des Ardennes” décide ensuite “de se servir lui-même”, comme il le dit aux enquêteurs en 2005: il attire la jeune femme dans un guet-apens et la tue pour récupérer le magot.

Une fois converti, cet or permettra au tueur et à son épouse d’alors, Monique Olivier – qui comparaît pour complicité et recel – d’acheter notamment le château de Sautou, dans les Ardennes, et une maison, ainsi que deux véhicules.

Le procès, qui s’ouvre devant un jury presque exclusivement masculin, doit s’achever vendredi.

Fourniret a été déjà été condamné à la perpétuité incompressible en mai 2008 pour le meurtre de sept femmes.

Publié le mardi 13 novembre 2018 à 10:40, modifications mardi 13 novembre 2018 à 10:41

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