Actualité

Télématin : La chroniqueuse Carinne Teyssandier condamnée pour travail illégal

L’animatrice culinaire de France 2, Carinne Teyssandier, et son mari, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende chacun, pour avoir employé illégalement une gouvernante mauricienne.

Habituée des plateaux de France Télévision, Carinne Teyssandier s’est présentée devant le tribunal de grande instance de Créteil (dans le Val-de-Marne) ce lundi 19 septembre.

Avec son époux, ils étaient accusés d’avoir fait travailler illégalement Joanne Dimba, originaire de l’île Maurice, en situation irrégulière sur le sol français. Le couple était, ainsi, poursuivis pour « emploi d’étranger sans titre de travail », « travail dissimulé par dissimulation de salarié » et « aide au séjour irrégulier d’un étranger en France » sur la période de janvier à août 2015.

Carinne Teyssandier et son époux Jeremy Augereau, rédacteur à France Télévisions et responsable de chronique dans Village départ, ont finalement été condamnés à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende.

Si dès sa sortie de l’audience, l’animatrice de Mon Food Truck à la clé sur France 2 a reconnu sa faute dans les colonnes du Parisien, elle a rapidement modéré son propos :

Je suis condamnée pour avoir aidé quelqu’un. Le prix à payer est un peu lourd. Le tribunal a reconnu qu’il n’y avait pas eu d’exploitation. Je ne suis pas une esclavagiste.

Pourtant du côté de la plaignante les propos sont plus sévères :

On est dans un dossier d’esclavagisme moderne. La procédure de « plaider coupable », accordée par le parquet, dans ce type de dossier, je trouve ça scandaleux

S’est emportée Anne-Constance Coll, l’avocate de Joanne Dimba, en assurant que sa cliente travaillait « 13 heures par jour » au lieu des 20 heures par semaine prévues dans son contrat. Dans ce dernier, elle avait été embauchée comme « assistante opérationnelle » par la société de production de Carinne Teyssandier, pour un salaire de 1.300 euros en théorie.

Le parquet n’a toutefois pas retenu d’infraction reflétant la soumission à des conditions de travail ou d’hébergement indignes.

C’est tout sauf un dossier d’esclavagisme

S’est à son tour exaspéré Denis Jacquin, l’un des avocats du couple, en contestant les horaires travaillés et en évoquant les « cadeaux » et les « largesses » du couple, qui assure avoir offert entre autres à sa gouvernante un ordinateur et une guitare.

En marge de l’audience, la chroniqueuse de Télématin a assuré qu’elle traitait sa gouvernante « comme un membre de la famille ».

De plus, elle a confié avoir tenté de faire régulariser sa situation et proposé de lui payer un billet retour. Une offre que Joanne Dimba a refusé.

Mais elle était chez moi, elle n’avait pas de papiers, je ne peux pas le contester.

A admis Carinne Teyssandier, en reconnaissant son « laxisme ».

Malheureusement pour le couple, l’affaire n’est pas terminée, puisque leur ancienne employée compte se tourner vers les Prud’hommes pour réclamer des indemnisations financières « d’environ 40 000 euros ».

L’audience civile doit avoir lieu le 26 septembre.

Publié le mardi 20 septembre 2016 à 12:45, modifications mardi 20 septembre 2016 à 11:03

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !