Actualité

Syrie : Le conseil de sécurité de l’ONU vote pour une trêve dans l’enfer de la Ghouta

Après que l’ambassadeur russe à l’ONU a refusé jeudi un accord de cessez-le-feu de 30 jours dans la Ghouta orientale, le Conseil de sécurité de l’ONU vote ce vendredi sur une nouvelle version du projet de résolution.

STORY - Episode 28/74

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Dans la Ghouta, une zone à l’est de Damas, en Syrie, femmes et enfants sont pris au piège face aux bombardements incessants du régime de Bachar el-Assad. En effet, les avions du régime syrien et de ses alliés ont encore déversé vendredi, pour le sixième jour consécutif, leurs bombes sur ce fief rebelle.

Ainsi, dans le cadre de l’un des assauts aériens les plus violents en sept ans de guerre civile, les habitants de la Ghouta orientale sont acculés par les assauts répétés. De plus, une nouvelle attaque est intervenue peu avant un vote attendu sur une trêve au Conseil de sécurité, ce vendredi 23 février.

L’enfer sur Terre

La Ghouta est le dernier bastion des rebelles aux portes de Damas. De là, les combattants tirent régulièrement des obus sur la capitale, fief du régime. Or, selon les ONG présentes sur place, depuis dimanche, 462 civils, dont 103 enfants, ont péri dans les raids aériens et les tirs d’artillerie intensifs et incessants. Cette vaste région près de Damas est devenue un « enfer sur Terre ». Une expression reprise par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Des ONG, organisations internationales et gouvernements se sont dits horrifiés par l’ampleur de ce pilonnage. Le qualifiant d’une rare violence dans un pays pourtant ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340 000 morts.

Faisant fi des appels internationaux, le régime a de nouveau bombardé la Ghouta orientale assiégée. A coups de bombes, de barils d’explosifs et d’obus. Ainsi, il a fait vendredi 32 morts dont six enfants. Un nouveau bilan émis par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Soumis à un siège asphyxiant depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta subissent au quotidien des pénuries de nourriture et de médicaments.

Trêve de 30 jours

Ainsi, pour faire cesser cette tragédie, une résolution est en cours de négociation au Conseil de sécurité des Nations unies. Les discussions se poursuivaient pour qu’un cessez-le-feu soit voté. Les blessés pourront ainsi être évacués et l’aide humanitaire devrait pouvoir passer. Le vote, prévu à 11h00 du matin (16h00 GMT) au siège de l’ONU à New York, a été reporté à la fin de la journée. Un délai nécessaire compte tenu des négociations en cours pour éviter un veto de la Russie. Le pays était un allié indéfectible du régime de Damas. En effet, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a critiqué le projet de résolution.

Personne ne peut répondre à la question de savoir si les combattants respecteront cette trêve.

A-t-il déclaré.

Par ailleurs, dans une course contre la montre pour venir en aide aux civils, le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont adressé un courrier commun au président russe. Ils ont exhorté Vladimir Poutine à approuver le projet de résolution.

L’Union européenne est à court de mots pour décrire l’horreur que vivent les habitants de la Ghouta orientale. Le massacre doit cesser maintenant.

A de son côté déclaré la représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

 

Publié le samedi 24 février 2018 à 9:15, modifications jeudi 1 mars 2018 à 12:18

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !