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Un symbole ultra-violent arboré par un policier crée le malaise

Violence. Ce mot a été évoqué à maintes reprises lors des diverses manifestations organisées partout en France contre la Loi Travail au cours de ces dernières semaines. Loin d’apaiser les tensions, la photographie d’un policier arborant la tête de mort du Punisher sur sa matraque sème aujourd’hui l’incompréhension.

La loi dite El Khomri ne cesse de déchaîner les passions, y compris sur les bancs d’école. C’est en marge d’une manifestation de lycéens organisée le 14 avril qu’un policier s’est fait surprendre, affichant sur sa matraque le symbole du Punisher, personnage ultra-violent issu de l’univers Marvel.

Publiées par le Huffington Post, les images, qui laissent peu de place au doute, ont été capturées par le photographe Geoffrey Fromet. L’une d’entre elles a été prise par Yann Levy, lui aussi photographe, qui se confie au journal dirigé par Anne Sinclair :

Le policier s’est vite rendu compte qu’il attirait les photographes après que j’en ai parlé à mes collègues sur le terrain et il m’a semblé mal à l’aise, je l’ai vu cacher l’autocollant.

Les photos en question :

Le malaise procuré par ces images est double. D’abord parce qu’il est interdit, pour quelque membre des forces de l’ordre que ce soit, de « customiser » un vêtement ou un accessoire de fonction. En affichant cette image sur sa matraque, le fonctionnaire commet une faute professionnelle aggravée. Ensuite, et c’est sans doute ça le plus gênant, toute la symbolique du Punisher repose sur le meurtre. En effet, dans l’univers Marvel, le Punisher n’est autre qu’une sorte de Dexter Morgan, se croyant au-dessus des lois et n’hésitant pas à tuer des meurtriers. Le plaisir pris en « punissant » ses victimes est quelque chose de revendiqué.

Le doute subsiste néanmoins quant à savoir si le policier en question est réellement un CRS ou si celui-ci affilié à un autre service des forces de l’ordre. L’homme pourrait être membre des compagnies d’intervention de la préfecture de police, selon une source policière citée par le Huffington Post.

Dans une période où les violences policières alimentent bien des débats, il n’est pas peu dire que cette nouvelle affaire ne va pas aider à apaiser les tensions vécues sur le terrain.

Publié le jeudi 21 avril 2016 à 11:18, modifications jeudi 21 avril 2016 à 10:42

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