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La Suisse rejette l’expulsion automatique des criminels étrangers

Près de 59% de la population suisse a rejeté la proposition visant à durcir et à automatiser la procédure d’expulsion des criminels étrangers.

58,2% des Suisses ont rejeté hier, 28 février 2016, la nouvelle proposition destinée à durcir et à automatiser le processus d’expulsion des étrangers qui commettent des crimes et des délits en Suisse. Le taux de participation a atteint les 60%, le plus élevé depuis 1992.

Cette initiative impliquait l’expulsion automatique de tous les étrangers, sans distinction, qui commettent des crimes et des délits en Suisse tel que les meurtres, les viols et les fraudes en matière d’assistance sociale.

La semaine dernière, plus de 200 personnalités du monde politique et culturel avaient appelé à un rejet du texte proposé par l’Union démocratique du centre.

En 2010, les Suisses avaient déjà voté lors d’un référendum pour une proposition similaire et accepté, à 52,9%, l’initiative de l’Union démocratique du centre (UDC). Cependant, le Parlement avait ajouté une clause, qui permettait aux juges d’empêcher l’expulsion dans certains cas.

La Suisse organise régulièrement des référendums sur des questions politiques et sociales, appelant les citoyens à voter quatre fois par an. Pour que les propositions soient adoptées, elles doivent obtenir une double majorité, au niveau national et cantonal.

Les référendums peuvent être proposés par n’importe quel groupe civique, composé d’un minimum de sept personnes, ou d’un parti, qui doit nécessairement recueillir au moins 100 000 signatures.

Les Suisses seront rappelés aux urnes en juin prochain.

Publié le lundi 29 février 2016 à 10:26, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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