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Qui est Steeve Briois, le nouveau président par intérim du Front national ?

Steeve Briois assurera la présidence par intérim du Front national. Il va remplacer Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes.

C’est finalement Steeve Briois, l’actuel maire d’Hénin-Beaumont (dans le Nord), qui va assurer la présidence du Front national le temps du second tour de la campagne présidentielle.

Son prédécesseur, Jean-François Jalkh, a été rattrapé par son passé extrémiste et des propos présumés négationnistes sur la Seconde guerre mondiale qu’il aurait tenu en 2000.

C’est le vice-président du Front national, Louis Aliot, qui a annoncé sur BFMTV et RMC ce vendredi 28 avril, que la présidence par intérim du parti serait finalement occupée par l’élu de 44 ans. Ce dernier sera chargé de gérer les affaires courantes du parti de Marine Le Pen jusqu’au second tour de la présidentielle. Voire plus, en cas de victoire de la candidate frontiste.

Adhérent du Front national depuis son adolescence

Steve Briois avait confié au Point qu’il avait « adhéré au Front à l’âge de 15 ans » en 1988.

Néanmoins, il fait une infidélité à Jean-Marie Le Pen en ralliant le putschiste Bruno Mégret. Pour ensuite revenir dans le giron du vieux chef, qui l’apprécie et l’absout en fin de compte.

C’était le seul parti véritablement anti-système, le seul parti qui dit la vérité sur l’Europe, sur l’immigration, sur la sécurité.

Fort de ses mandats de conseiller municipal à Hénin-Beaumont et de conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais occupés dès les années 1990, ce cadre commercial est devenu secrétaire départemental du FN dans le Pas-de-Calais en 2006.

En 2011, après avoir soutenu Marine Le Pen dans sa candidature à la présidence du parti, il a été nommé secrétaire général du mouvement.

Aujourd’hui, il est considéré comme l’une des figures emblématiques du parti à l’échelle nationale.

Jugé pour provocation à la haine raciale

Pourtant, depuis son élection, cet homme de terrain a été au cœur de nombreuses polémiques.

En 2014, il a annoncé la fin de la subvention dont bénéficiait la Ligue des droits de l’homme.

Il a également privé en 2015 L’antenne du Secours Populaire à Hénin-Beaumont de marché de Noël pour des raisons politiques.

De plus, il a pris un arrêté anti-mendicité ou encore voté une motion anti-migrants.

Fin 2016, sa ville a été condamnée pour avoir installé une crèche de Noël dans ses locaux.

Enfin, le nouveau président du Front national est actuellement poursuivi pour « provocation à la haine raciale » et « diffamation raciale ».

En effet, il a publié en novembre 2016, un message faisant un lien entre l’arrivée des migrants en Europe et une prétendue hausse du nombre d’agressions sexuelles.

Il devrait être jugé en octobre prochain.

Par ailleurs, le nom de Steeve Briois apparaît dans l’enquête sur le financement du Front national lors des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

Si le parquet de Paris avait demandé sa mise en examen, les juges n’ont pas accédé à sa demande. Ils l’ont ainsi mis hors de cause.

Il y a quelques semaines, ce petit-fils de mineur a dérapé dans un documentaire de France 2, Envoyé spécial.

Interrogé sur des soupçons d’emplois fictifs au siège du Front national, Steeve Briois a répondu par un doigt d’honneur, sourire goguenard aux lèvres.

Une vidéo qui n’a pas manqué de tourner en boucle depuis sa nomination à la présidence du parti d’extrême droite.

Publié le samedi 29 avril 2017 à 10:32, modifications samedi 29 avril 2017 à 14:32

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