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Soupçons d’arrangements en Ligue 2: jusqu’à 18 mois de prison ferme pour sept prévenus

Sept hommes, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi à Paris à des peines allant de huit mois avec sursis à 18 mois de prison ferme dans l’affaire des tentatives d’arrangements de matches de Nîmes en Ligue 2 en 2014.

Dans ce dossier, neuf hommes avaient comparu en juin devant le tribunal correctionnel, la plupart pour association de malfaiteurs en vue de la constitution du délit de corruption sportive.

Parmi les principaux prévenus, les anciens propriétaires du Nîmes-Olympique, Jean-Marc Conrad, ex-président du club, et Serge Kasparian, alors actionnaire principal, ont été condamnés à trois ans dont 18 mois avec sursis et 50.000 euros d’amende, les peines les plus importantes.

Ils ont été reconnus coupables d’avoir cherché à arranger le score de plusieurs matches de la fin de saison 2013-2014 afin d’éviter une relégation en National du club qu’ils venaient de reprendre, aidés par un patron de club amateur.

Cet intermédiaire, Franck Toutoundjian, a été condamné à deux ans dont un ferme, et 5.000 euros d’amende.

“On va réfléchir” à un appel, a déclaré l’un des avocats de Serge Kasparian, Xavier Savignat.

Aux yeux du tribunal, cinq matches ont fait l’objet de tentatives d’arrangements: les rencontres de Nîmes contre Bastia (0-0), Dijon (défaite 5-1), Brest (1-1), Caen (1-1) et Créteil (1-1).

Les tentatives alléguées avaient échoué: il n’était pas reproché aux prévenus d’avoir altéré l’issue des rencontres, mais d’avoir essayé.

S’agissant du match central du dossier, un nul 1-1 contre Caen le 13 mai 2014, qui avait permis aux Normands de monter en Ligue 1 et à Nîmes d’éviter la relégation, l’ancien patron de Caen, Jean-François Fortin, a été condamné à 15 mois avec sursis et 15.000 euros d’amende pour corruption passive.

Trois autres hommes soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires ponctuels ont été condamnés à des peines allant de huit mois avec sursis à 10 mois et 10.000 euros d’amende.

Le tribunal a également infligé des interdictions d’exercer toute activité en lien avec le football pendant une durée allant jusqu’à cinq ans.

Deux des neuf prévenus, dont l’ancien joueur Abdelnasser Ouadah, ont été relaxés.

Tous avaient nié une intention corruptrice et leurs avocats avaient dénoncé une affaire gonflée artificiellement.

Ces peines sont globalement conformes à celles requises par le Parquet national financier (PNF).

Publié le jeudi 13 septembre 2018 à 15:40, modifications jeudi 13 septembre 2018 à 15:40

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