Société

Violences envers les enfants : Agnès Buzyn veut sortir « d’une vision idyllique de la famille »

Agnès Buzyn appelle à sortir du « déni » des violences envers les enfants pour qu’on reconnaisse que « toutes les familles ne sont pas bien traitantes ».

Lutter contre les violences envers les enfants. C’est la volonté d’Agnès Buzyn qui s’est confiée au magazine Elle dans un article paru ce vendredi 2 novembre. La ministre de la Santé a détaillé des moyens d’action concrets pour combattre une réalité inacceptable.

Protection de l’enfance

Il faut sortir du déni face aux violences envers les enfants, ainsi que d’une vision idyllique de la famille.

Voilà l’idée avancée par la ministre des Solidarités et de la Santé.

Celle qui doit présenter d’ici fin novembre les grandes orientations de sa « stratégie de protection de l’enfance » s’est confiée sur la maltraitance infantile.

Il y a une part de déni. La très grande majorité des enfants qui meurent aujourd’hui du fait de violences sont tués au sein du cercle familial. Toutes ne sont pas bien traitantes. C’est une réalité inacceptable, mais c’est la réalité.

A-t-elle expliqué.

Par ailleurs, afin de « trouver les bons leviers d’actions » et ainsi mettre un terme à ce fléau intolérable, le gouvernement a besoin de statistiques plus fiables. La solution ? Mettre l’accent sur la formation des professionnels, « aussi bien pour prendre en charge que pour repérer les enfants en danger » a indiqué la ministre. Elle a notamment cité en  exemple les médecins urgentistes. En effet, elle a estimé que ces derniers n’étaient « pas suffisamment formés » pour détecter les bébés secoués. Or, 200 bébés sont chaque année victimes de secouements violents de la part des parents.

La responsabilité de tous

En outre, selon des données de l’Observatoire national de l’enfance en danger, 35.000 enfants ont été signalés en 2015 au numéro Allô enfance en danger. La plupart d’entre eux se sentaient menacés. Et ils se manifestaient principalement pour des faits de violences physiques et psychologiques.

Cependant, il n’est pas toujours évident de réagir face à la maltraitance supposée d’un enfant. Pourtant, des signaux peuvent vous alerter et le pire être évité. C’est pourquoi la rédaction du magazine Elle, en lien avec l’entretien d’Agnès Buzyn, lance un appel intitulé « mieux protéger les enfants, notre responsabilité ».

Cette semaine, au moins l’un d’entre eux va mourir. Nous ne pouvons plus admettre qu’en 2018 un seul enfant de ce pays voie son enfance piétinée, son avenir détruit, sa vie menacée.

Rappelle le texte.

Publié le dimanche 4 novembre 2018 à 9:02, modifications samedi 3 novembre 2018 à 12:27

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