Société

Scandale Denis Baupin : L’enquête préliminaire classée sans suite

« Pour prescription »

Denis Baupin était accusé d’agression et de harcèlement sexuel envers des collaboratrices. L’enquête a été classée sans suite pour cause de prescription.

Le procès de Denis Baupin n’aura pas lieu. En effet, l’enquête qui visait l’ancien député Europe-Ecologie-Les Verts a été classée sans suite par le parquet de Paris, ce lundi 6 mars.

Le dossier avait été ouvert le 10 mai 2016 lorsque l’affaire avait pris une ampleur inédite.

Au total, quatorze femmes avaient émis des accusations à l’encontre de Denis Baupin dans les médias. Quatre d’entre elles avaient porté plainte pour agressions et harcèlement sexuels, ainsi que pour des appels téléphoniques malveillants.

Face à ce scandale, Denis Baupin avait démissionné de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale, tout en niant les faits.

Des faits prescrits et un manque de preuve.

Cependant, le parquet de Paris a jugé qu’il n’y avait pas lieu de renvoyer Denis Baupin devant le tribunal correctionnel. Il a notamment expliqué que les accusations qui avaient été portées contre lui correspondaient à des faits prescrits.

De plus, dans l’enquête, les policiers ont également manqué de preuves. En effet, aucune plaignante n’a conservé les SMS en question. Les seuls messages que les enquêteurs ont pu examiner sont ceux conservés par le député lui-même.

Toutefois, le procureur de la République a précisé que certains faits étaient « susceptibles d’être qualifiés pénalement ».

À l’issue de l’ensemble des investigations, il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits».

La sincérité des plaignantes pas remise en cause

Dès l’annonce de ce jugement, Denis Baupin s’est exprimé dans un communiqué. Il s’est dit satisfait que son «innocence soit prouvée».

Son avocat, Maître Emmanuel Pierrat, a rappelé qu’il avait «déjà déposé quatre plaintes pour diffamation avec constitution de partie civile». Il envisage à présent de déposer d’autres plaintes pour «dénonciations calomnieuses».

Pourtant, contrairement à ce qu’a laissé entendre le communiqué, l’innocence de Denis Baupin n’a pas été «prouvée» au sens strict du terme, pas davantage que sa culpabilité.

Ces femmes ont pu, pour plusieurs d’entre elles, exposer le désarroi dans lequel elles s’étaient trouvées face au comportement d’un cadre du parti politique auxquelles elles appartenaient, expliquant ainsi la tardiveté de leurs dénonciations.

A déclaré le procureur de la République.

Publié le mardi 7 mars 2017 à 10:11, modifications mardi 7 mars 2017 à 10:11

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