Société

Retour sur une enquête de 2016 : La parole se libère chez les femmes

Santé publique France a mené une enquête en 2016. Elle en a publié les résultats le mardi 23 octobre 2018. L’étude s’intitule “Baromètre santé 2016, genre et sexualité, d’une décennie à l’autre”.

Santé publique France a mené cette enquête en 2016. Plus précisément, avant l’avènement des mouvements de libération de la parole comme les hashtag #balancetonporc et #metoo.

L’étude dresse un comparatif avec les réponses données par des participants et participantes en 2016. Il en ressort qu’une femme âgée de 25 à 34 ans sur cinq a subi une tentative ou un rapport sexuel forcé.

La sociologue, directrice de recherche de l’Inserm Nathalie Bajos est la co-auteure de cette étude. Elle note qu’il y a « une plus grande facilité à déclarer des violences sexuelles » en 2016 qu’en 2006.

Pour effectuer cette étude, la Santé publique France a effectué une enquête téléphonique auprès de plus de 15.000 personnes âgées de 15 à 75 ans.

Les femmes s’expriment plus librement aujourd’hui qu’il y a 10 ans

L’enquête révèle que les femmes confient mieux leur mauvaise expérience sexuelle actuellement qu’il y a 10 ans, lors d’une précédente enquête. Par exemple, si en 2006, 15,9% de femmes de 18 à 69 ans ont déclaré avoir été victimes de tentatives ou d’agressions sexuelles, elles ont été 18,9% à s’être confié en 2016.

Par contre, c’est les femmes de 25 à 34 ans, ce pourcentage monte à 21%. La sociologue souligne ainsi qu’ « une femme sur cinq déclare avoir été confrontée à un viol ou à une tentative ».

La première expérience sexuelle, forcée ou consentie, survient majoritairement avant 18 ans

Généralement, la première expérience de ces violences sexuelles survient avant 18 ans. L’étude a révélé que c’était le cas pour 60,2% des hommes et 47,4% des femmes.

De plus, la majorité des jeunes déclare également que leur premier rapport sexuel a été consenti. Les chiffres montrent effectivement que 87,6% des jeunes femmes étaient consentantes, contre 92,8% chez les jeunes hommes.

Interrogé sur le motif qui leur pousse à avoir un premier rapport sexuel, une jeune fille sur deux arguent que c’est à cause de « l’amour et la tendresse ». Pour environ la moitié des jeunes garçons, c’est le désir qui reste la principale cause du rapport.

 

Publié le jeudi 25 octobre 2018 à 12:00, modifications jeudi 25 octobre 2018 à 11:45

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