Société

Paris : Après l’évacuation du camp de migrants, Anne Hidalgo demande à l’Etat de reconstruire un centre d’accueil

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a appelé l’État à mettre à l’abri les plus de 2.000 migrants installés sur des campements « indignes » de la capitale. Elle a promis de se rendre sur place chaque vendredi pour garder « visible » une situation « inacceptable ».

Alors que mercredi 30 mai plus d’un millier de migrants du campement du Millénaire (XIXe) ne dort plus sur le trottoir après l’opération de mise à l’abri, Anne Hidalgo a réclamé au ministère de l’Intérieur un nouveau centre de premier accueil.

Ma proposition que j’ai faite à l’État est de reconstruire, reformer un centre comme celui de la Chapelle. C’est la seule solution si on veut éviter de nouveaux campements de rue.

A déclaré la maire de Paris, précisant « attendre la réponse » du gouvernement.

De nouvelles évacuations à venir

Ainsi, Anne Hidalgo a appelé ce jeudi 31 mai l’État à mettre à l’abri les plus de 2.000 migrants installés sur des campements « indignes » de la capitale. En outre, la maire socialiste de Paris a promis de se rendre sur place chaque vendredi pour garder « visible » une situation « inacceptable ».

On voit aujourd’hui réapparaître des campements dans Paris, avec 1 500 personnes porte de la Villette. 800 sur le canal Saint-Martin dans le nord-est de Paris.

A déploré l’édile parisienne, quelques jours après la fermeture du centre de premier accueil qui servait de « sas » aux migrants depuis novembre 2016. Pour mémoire, ce centre situé porte de la Chapelle a permis de mettre à l’abri plus de 25.000 personnes et d’en orienter 60.000. Or, il a été démonté comme prévu pour laisser place aux travaux de la future université Condorcet.

Il y a d’autres campements dans Paris. C’est pourquoi il faut mettre en place un dispositif pour éviter le chaos.

A prévenu Anne Hidalgo. Une référence aux deux autres campements installés le long du canal Saint-Martin où vivent entre 300 et 400 migrants. Et porte de la Chapelle (300 à 400 personnes). Les évacuations de ces installations sont imminentes.

Il est essentiel que l’État mette en place des dispositifs pérennes et fluides d’accueil et de prise en charge des migrants qui arrivent à Paris et dans l’ensemble de la France.

A estimé par ailleurs la mairie de Paris dans un communiqué.

Guerre des mots entre Anne Hidalgo et Gérard Collomb

On ment aux Français en leur disant que ce serait une crise migratoire passagère et qu’on va la régler avec la loi sur l’immigration.

A décrié Anne Hidalgo.

Le projet de loi Asile et Immigration est débattu en commission cette semaine à l’Assemblée. Un texte sous les critiques des associatifs qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers. Mais aussi de la droite qui déplore un texte trop laxiste. Pour rappel, projet de loi vise à réduire la durée d’instruction de la demande d’asile. Par ailleurs, il devrait accroître, via un durcissement de la rétention, les reconduites aux frontières, notamment des « dublinés ». Il s’agit des migrants enregistrés dans un autre pays européen et censé y être renvoyés.

Ainsi, dans ce contexte, les désaccords persistent entre Anne Hidlago et Gérard Collomb.

On est dans un dialogue de sourds.

A regretté la maire de Paris, qui accuse certains membres de gouvernement de « mauvaise foi » et même de « fake news ».

Du côté du gouvernement les remarques acides ne manquent pas non plus :

Mme Hidalgo est dans un discours très politique avec la volonté de ressouder sa majorité, ou ce qu’il en reste…

 

Publié le jeudi 31 mai 2018 à 11:27, modifications jeudi 31 mai 2018 à 11:04

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !