Société

La nouvelle campagne de prévention contre le sida censurée par certains maires

Mettant en scène des couples homosexuels, des affiches de la nouvelle campagne de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles provoquent l’indignation de certains maires français qui ont décidé d’en interdire l’affichage dans leurs communes.

Jugées “provocantes”, “contraires aux bonnes moeurs et à la moralité” ou de nature à “heurter les sensibilités” par leurs détracteurs, les affiches de la nouvelle campagne de prévention contre les MST (maladies sexuellement transmissibles) financée par le ministère de la Santé, se sont vues retirées des panneaux d’affichage dans plusieurs communes de France. Selon la société d’affichage JC Decaux, une dizaine de municipalités sur les 130 où la campagne a été lancée a demandé le retrait des affiches.

Les affiches en question représentent des couples homosexuels avec des messages tels que « Pour la vie, pour un week-end, pour une fois » ou encore, « Coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » mais avec un slogan récurrent : « Les situations varient. Les modes de protection aussi. »
Cette censure a poussé Marisol Touraine, ministre de la Santé, à saisir la justice administrative comme elle le révèle sur son compte Twitter ce mardi 22 novembre.

De leurs côtés, deux maires ont expliqué leur prise de position contre cette campagne de prévention. Ils pointent du doigt le caractère provoquant des affiches et se disent soucieux du bien être des enfants qui pourraient les voir. Bruno Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois, explique à BFMTV :

J’imagine un enfant de cinq ans qui sans libre-arbitre peut avoir une certaine confusion dans l’esprit.

Christophe Béchu, maire Les Républicains d’Angers déclare à Ouest-France :

On est dans autre chose que dans la prévention. (…) C’est centré sur un type de sexualité. Une telle campagne dans des magazines pour adultes ne me choquerait pas. Mais sur des panneaux devant des écoles primaires, oui.

Sur les réseaux sociaux, les avis sont également partagés : certains dénoncent l’homophobie ambiante tandis que d’autres approuvent le retrait des affiches.

Publié le mercredi 23 novembre 2016 à 13:03, modifications mercredi 23 novembre 2016 à 12:20

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