Le nombre d’étrangers en centres de rétention a presque doublé en une année

Un phénomène qui s'explique par les répercussions de l'attentat de Marseille en octobre dernier.

Les chiffres sont alarmant. Alors qu’ils étaient 1.123 en 2016, le nombre d’étrangers en centres de rétention est dormais de 1.944. La hausse a surtout été constatée à la fin de l’année 2017.

L’attentat de Marseille en cause

Suite à l’attentat de Marseille en octobre, qui a coûté la vie à deux jeunes femmes devant la Gare Saint-Charles, les autorités ont renforcé leur contrôle des étrangers placés en rétention administrative. En effet, l’auteur du méfait revendiqué par l’Etat Islamique était un tunisien sans-papier qui avait été libéré la veille d’un centre de rétention. La situation de surcharge du centre ainsi qu’un manque de suivi administratif des personnes détenues sont donc indirectement responsables de ce drame.

C’est pour éviter d’autres incidents que les autorités ont décidé de durcir sa politique à ce sujet.

Mais ces nouvelles directives ont également des conséquences néfastes selon David Rohi, le responsable d’une association d’aide aux sans-papiers :

Les centres sont pleins à ras bord. Cela génère des grosses difficultés car (…) les tensions, comme (le centre de rétention) est un lieu de privation de libertés, se multiplient. Ces personnes sont à bout, les services de police eux-mêmes sont débordés.

alerte David Rohi.

Pour traiter le problème en profondeur, il faudrait donc assortir cette mesure d’une augmentation du personnel d’encadrement et construire de nouveaux centres pour remédier au problème chronique de surcharge.

Modifié : 10 janvier 2018 13 h 18 min

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