Société

Moustiques tigre : Toulouse prévoit de sanctionner ceux qui laisseront l’eau stagner

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Laisser stagner de l’eau à Toulouse pourrait être bientôt passible d’une amende. En raison de la prolifération du moustique tigre en période estivale, la mairie de la Ville rose envisage de sanctionner les insouciants.

L’été dernier, Toulouse a dû faire face à l’omniprésence d’une espèce de moustique dangereuse, pouvant transmettre de nombreuses maladies, principalement à cause de conditions climatiques favorables à sa reproduction. Mais cette année, la mairie a décidé de prendre des précautions pour prévenir l’arrivée de l’insecte.

Jusqu’à 400 euros d’amende

L’objectif principal étant de réduire les lieux propices à la ponte et au développement des œufs, que l’on nomme « gîtes larvaires », c’est à dire toute surface d’eau stagnante. Afin de mettre en œuvre le plan de démoustication, des mesures strictes devront être respectées. Françoise Roncato, l’adjointe au maire local, en charge de l’animal prévient :

80% des gîtes larvaires se trouvent chez l’habitant. Chaque Toulousain doit donc être acteur pour lutter efficacement, c’est l’affaire de tous. Et s’il le faut, on fera de la répression : s’il y a un refus récurrent de traiter les gîtes larvaires, on pourra engager une procédure de mise en demeure, un procès verbal d’infraction sera adressé au contrevenant qui risquera jusqu’à 400 euros d’amende.

Un dispositif renforcé

Un projet on ne peut plus sérieux, qui concerne chaque citoyen, renforcé par les traitements anti-larvaires biologiques effectués par la mairie depuis février sur les bâtiments municipaux et les plans d’eau stagnante.

À cela viendront s’ajouter une centaine de nichoirs à chauve-souris répartis dans la ville, la plantation de plantes répulsives comme le thym aux abords des écoles et l’installation de bornes anti-moustiques et de ventilateurs dans toutes les crèches toulousaines afin d’empêcher les moustiques d’entrer.

L’été promet d’être riche en piqûres

Mais ces dispositifs destinés à lutter contre le moustique tigre resteront des initiatives reposant sur l’implication de la population. Les mesures à plus grande échelle, telles de l’épandage d’insecticide ne peuvent être validées que sur décision du préfet en cas d’urgence majeure, comme le signalement de virus véhiculés par les moustiques tels que la dengue, zika ou le fameux chikungunya.

Le Conseil départemental qui évalue la progression du moustique tigre en France grâce à des pièges répartis sur le territoire, a permis de conclure qu’en 2017, le Culicidé était présent dans 84 communes autour de Toulouse. Sachant qu’un œuf peut résister durant deux à trois ans, la prudence de la commune ne sera pas de trop pour cet été 2018.

Publié le vendredi 15 juin 2018 à 9:46, modifications vendredi 15 juin 2018 à 8:58

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