Société

Mort de Naomi Musenga : L’opératrice du SAMU pense à changer de métier

La jeune femme aurait eu une journée très difficile avant d’avoir l’appel de Naomi Musenga.

Une agente bouleversée

C’est la première fois que l’on entend de façon aussi détaillée la version de l’opératrice qui a reçu l’appel de Naomi Musenga. Son avocat, s’est exprimé sur BFM TV vendredi. Sa cliente a été suspendue à titre conservatoire, le temps qu’une enquête permette d’y voir plus clair. Mais, selon lui, elle serait bouleversée et penserait désormais à “changer de métier”. 

Naomi Musenga avait appelé le Samu de Strasbourg le 29 décembre 2017. Mais, son appel n’avait pas été pris au sérieux. Il avait ensuite fallu plusieurs heures avant qu’elle ne soit emmenée à l’hôpital. Elle était au final morte sur place. Des dysfonctionnements qui ont poussé sa famille à porter plainte contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg.

L’avocat de l’opératrice a donc tenu à donner la vision des faits de sa cliente. Celle-ci serait selon une agente confirmée qui occupe ce poste depuis 2009. Quelques jours plus tôt, elle avait fait une journée de 12 heures à l’occasion du 26 décembre, un jour férié en Alsace. Il explique que les différents interlocuteurs qu’a eu Naomi ont seulement cru qu’elle était indisposée puisqu’elle disait avoir mal au ventre. Bien sûr, l’erreur est réelle, il ne le nie pas mais il essaie de nuancer les faits :

Dire que ma cliente s’est trompée bien sûr. Mais, on ne peut pas dire qu’elle est la seule responsable. “

2.000 appels par jour

Par ailleurs, il y a un contexte à prendre en compte selon lui. Une situation dans laquelle, les opérateurs téléphoniques reçoivent 2.000 appels en moyenne par jour. Si cela n’excuse rien, il faut aussi le prendre en compte.  Son ton, largement critiqué serait naturel. Selon lui, elle s’exprime toujours ainsi. Elle est désormais bouleversée et penserait sérieusement à changer de métier.

Cette histoire a aussi permis de faire ressortir d’autres affaires dans lesquelles le comportement du Samu a pu poser problème. C’est notamment le cas de Thomas Veyret, un jeune homme qui a dû être amputé suite à une mauvaise prise en charge. Le médecin urgentiste Patrick Pelloux pointe un manque de moyens et une mauvaise gestion des services de secours d’urgence en France.

Publié le dimanche 13 mai 2018 à 9:03, modifications dimanche 13 mai 2018 à 1:07

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