Société

Mohamed Abdeslam, le frère de Salah Abdeslam, avoue le braquage de 68.000 euros à Molenbeek-Saint-Jean

Le frère aîné de Salah Abdeslam, Mohamed Abdeslam, a avoué devant une juge d’instruction belge être l’auteur du braquage en janvier dernier. Il avait dérobé 68.000 euros à deux agents communaux.

Mohamed Abdeslam, le frère de Salah Abdeslam, a avoué être l’instigateur d’un braquage à Molenbeek-Saint-Jean, une commune de la banlieue bruxelloise, en janvier dernier.

Des aveux et une inculpation

Ainsi, selon le quotidien belge Sudinfo, le 23 janvier dernier, deux employés de la commune de Molenbeek-Saint Jean s’apprêtaient à déposer la recette communale d’un montant de 68.000 euros dans une banque de Bruxelles. Ils ont alors été braqués par un homme au visage masqué et armé d’un couteau. Très rapidement, les soupçons s’étaient portés sur Mohamed Abdeslam. Un ancien employé de la commune qui venait d’être licencié.

Ainsi, bien qu’il ait nié les faits, il a été placé en détention provisoire en février. Mohamed Abdeslam a finalement reconnu être le cerveau de l’opération début juin. Il aurait tout simplement décidé « de libérer sa conscience ». Par ailleurs, la juge d’instruction en charge de l’enquête a alors auditionné à nouveau l’ensemble des protagonistes. Or, elle a inculpé l’un des deux agents municipaux agressés lors du braquage. En effet, Dans cette affaire, un des employés attaqués, Pierre-Raphaël Collignon, a également été inculpé pour complicité par la juge d’instruction.

Pour rappel, peu après les attentats de Paris, Mohamed Abdeslam avait été épinglé par la presse belge. Cette dernière avait déterré son passé judiciaire. Et, notamment sa condamnation en 2010 alors qu’il était ambulancier. A l’époque, il avait détroussé des défunts lors de transports à la morgue ou au funérarium.

Des indemnités de départ

Ainsi, pour Mohamed Abdeslam, c’était un coup facile. Selon ses aveux, il s’agissait surtout, de démontrer « les failles de sécurité de l’administration communale ». Failles dans le transfert d’argent qui auraient d’ailleurs déjà été rapportées par le passé. Sans qu’aucune nouvelle mesure ne soit prise pour remédier à la situation.

En outre, Mohamed Abdeslam a considéré ce vol comme une manière d’obtenir des indemnités de départ à la hauteur du préjudice subi par son licenciement. En effet, il a travaillé depuis de longues années à Molenbeek-Saint Jean sans avoir eu « aucun souci », selon ses propos. Or, le frère aîné de Salah Abdeslam a déploré que « du jour au lendemain», la bourgmestre Françoise Schepmans a décidé de le licencier après les attentats de Paris et Saint-Denis.

Publié le samedi 16 juin 2018 à 12:49, modifications samedi 16 juin 2018 à 12:24

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