Société

Médecin généraliste : Hausse des consultations au 1er mai

La Fédération des médecins de France a voté en août dernier une nouvelle convention tarifaire. Celle-ci prévoit une revalorisation de la consultation chez un médecin généraliste, qui passera de 23 à 25 euros à compter du 1er mai prochain.

La Fédération des médecins de France (FMF) avait annoncé le 25 août dernier qu’elle avait signé la nouvelle convention tarifaire. Il s’agissait notamment de procéder à une revalorisation de la consultation de 23 à 25 euros chez un médecin généraliste.

Ainsi, cette augmentation tarifaire entrera en vigueur au 1er mai 2017.

Une rémunération proportionnelle à la complexité

Au terme de cinq mois de tractations, ce protocole d’accord avait été validée avec l’Assurance-maladie.

Outre l’augmentation de deux euros de la consultation chez le médecin généraliste, la nouvelle convention prévoit une hiérarchisation des consultations selon leur complexité avec des actes à 25, 30, 46 et 60 euros.

Ainsi, la consultation pour les enfants de moins de 6 ans chez le généraliste doit être progressivement portée à 30 euros d’ici à 2018.

Le texte prévoit en outre un tarif à 46 euros pour les « consultations complexes », et un autre à 60 euros pour les consultations en urgence.

Une aide de 50 000 euros pour l’installation dans les déserts médicaux est également dans le protocole d’accord. Ces mesures représentent un investissement de plus d’un milliard d’euros en comptant les complémentaires santé.

Le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance-maladie, Nicolas Revel, avait salué «  l’aboutissement de la négociation ».

Des déserts médicaux et des dépassements d’honoraires moins importants

Cette nouvelle convention prévoit aussi un coup de pouce financier pour les médecins qui acceptent de s’installer dans des déserts médicaux au lieu de s’agglutiner dans les zones où les médecins sont déjà les plus nombreux.

Ainsi, ces derniers recevront une aide de 50 000 euros s’ils s’engagent à y rester au moins trois ans et à exercer en groupe.

Reste à savoir si ce nouveau dispositif sera efficace.

En effet, les gouvernements successifs ont maintes fois tenté de résoudre le problème depuis une trentaine d’années, le dernier plan datant de fin 2012.

Ensuite et c’est l’autre tendance de fond au sein de la médecine libérale :  On remarque qu’il y a de moins en moins de médecins conventionnés (c’est-à-dire appliquant strictement le tarif de la Sécurité Sociale). A l’inverse, il y a davantage de dépassements d’honoraires.

Là aussi, les ministres de la Santé successifs ont bien tenté d’enrayer cette spirale, sans grand succès.

Cette nouvelle convention se traduira par des revalorisations tarifaires importantes et légitimes pour les médecins. Mais aussi par des avancées nécessaires et attendues par les patients. La lutte contre les déserts médicaux, la prise en charge des pathologies chroniques, un accès rapide à un spécialiste en cas d’urgence, le renforcement de la prévention et la coordination des soins.

Avait déclaré au Figaro, Nicolas Revel en août dernier.

Publié le lundi 10 avril 2017 à 12:52, modifications mardi 11 avril 2017 à 13:33

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