Société

Loi sur les mobilités : Bientôt des péages urbains à l’entrée des villes de plus de 100.000 habitants ?

Le gouvernement relance l’idée des péages urbains à l’entrée des villes de plus de 100.000 habitants, dont les modalités sont définies dans la nouvelle mouture du projet de loi d’orientation des mobilités.

Les habitants d’une ville de plus de 100.000 habitants et ceux qui y travaillent pourraient bientôt être obligés de payer un droit d’entrée pour accéder au centre-ville en voiture. En effet, selon le projet de loi d’orientation sur les mobilités dévoilé mercredi 17 octobre dans le journal Contexte, des péages urbains pourraient prochainement voir le jour.

De 2,5 euros à 20 euros l’entrée

Ainsi, d’après ce texte transmis au Conseil d’État, les villes auront la possibilité d’instaurer un « tarif de congestion ». L’objectif étant de limiter la circulation automobile et « lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ». Selon ces dispositions, les conducteurs de voitures devront s’acquitter de 2,5 euros tandis que le tarif sera de 10 euros pour un camion. En outre, pour les villes de plus de 500.000 habitants comme Paris, Lyon et Marseille, le tarif pourrait être plus élevé. En effet, il faudrait 5 euros pour une voiture et 20 euros pour un camion.

Nous avons voulu fixer une limite pour éviter des tarifs prohibitifs.

Explique le ministère des Transports.

Des taxes dont seront exemptées les véhicules dits d’intérêt public comme les ambulances, ou assurant un service public de transport.

En France, aucune ville n’a pour le moment sauté le pas et mis en place un péage urbain. Celui-ci a pourtant été rendu possible par les lois Grenelle de 2010. En revanche, ce type de dispositif est plus répandu à l’étranger. En effet, des villes comme Londres, Stockholm ou Milan l’ont déjà mis en place.

Un système d’abonnement

Dans les faits, il s’agira d’un système d’abonnement. Il ne serait pas question de mise en place de péages avec des barrières tels qu’on les connaît sur les autoroutes. Les passages des automobilistes seraient comptabilisés par un téléservice pour établir une facture qui serait envoyée en fin de mois.

Par ailleurs, ce système ne sera pas imposé. En effet, il sera décidé par les villes, les communautés de communes ou encore les régions. Et pour cela, les collectivités devront « justifier la proportionnalité de la mesure », détaille le document. Quant au gouvernement, il « proposera de fixer des plafonds maximum de tarifs ».

Un certain nombre de choses ont été réclamées par les élus locaux, et notamment la question du péage urbain. Il y aura des possibilités, des limites. C’est-à-dire qu’on ne pourra pas dépasser un certain niveau de péage et ensuite les élus locaux décideront.

A affirmé François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, sur BFMTV ce jeudi 18 octobre.

Mais pour le moment, peu de villes semblent intéressées. À Paris et à Toulouse, la position est très ferme : le péage urbain n’est pas envisageable. Quant à Marseille, ce système de droit d’entrée n’est pas à l’ordre du jour même si l’idée n’est pas totalement exclue. Et enfin à Lyon, l’idée du péage urbain pour les habitants ne séduit pas. Toutefois, la collectivité réfléchit à faire payer les automobilistes de passage qui traversent l’agglomération au lieu de la contourner par l’autoroute.

Publié le vendredi 19 octobre 2018 à 8:27, modifications vendredi 19 octobre 2018 à 8:27

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