Société

Limitation à 80 km/h : Les automobilistes flashés deux fois plus qu’avant

Un mois après la mise en place de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires, le nombre d’automobilistes flashés est deux fois plus important.

Depuis le dimanche 1er juillet, la vitesse sur les 400.000 kilomètres de routes secondaires est limitée à 80 km/h. Cette mesure qui a été largement décriée, risque d’être encore avantage critique. En effet, près d’un mois après son application un premier constat est fait : les radars flashent plus qu’avant les automobilistes. Et parfois beaucoup plus.

260.000 flashs supplémentaires

Selon les premières données de la Sécurité routière, par rapport au mois de juillet 2017, le nombre de flashs a été multiplié par 2,1 en 2018. Cela représente 260.000 flashs supplémentaires sur les routes désormais limitées à 80km/h au lieu de 90. Atteignant un total de 500.000 flashs sur l’ensemble des routes françaises.

Sur RTL ce mardi 31 juillet, Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, a confirmé :

C’est 260.000 flashs de plus que l’an dernier.

Or, il a évoqué un temps d’adaptation des Français pour la nouvelle réglementation.

C’est un chiffre qu’il faudra surtout suivre en tendance.

Des chiffres déjà évoqués par le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine. Celui-ci précisait dans Var Matin

Les sept radars fixes positionnés sur les routes à 80 km/h flashent deux fois plus qu’avant.

Comme le rappelle Ouest-France, mille radars ont été positionnés sur les routes concernées sur les 10.000 en service. Et, le nombre de dégradations de ces installations de contrôle a largement augmenté en juillet passant à 400 en 2018, contre 100 habituellement.

Par ailleurs, Pierre Chasseret, le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, il est clair que les radars flashent bien plus qu’avant :

Rouler en-dessous de 80 km/h sur une ligne droite où il ne se passe absolument rien, c’est simplement grotesque. On est en train de flasher des Français qui sont en train d’alimenter les caisses de l’État. Mais qui ne posent pas de problème en termes de sécurité.

En effet, l’association avance que rester sur ce rythme pourrait rapporter 400 millions d’euros dans les caisses de l’État. Pierre Chasseret souligne enfin que les préfets n’ont, pour le moment, évoqué aucune baisse du nombre d’accident.

Publié le mardi 31 juillet 2018 à 10:36, modifications mardi 31 juillet 2018 à 9:52

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