Société

Le combat de Latifa Ibn Ziaten , une mère courage

Cette mère qui a perdu son fils sous les balles de Mohammed Merad le 11 mars 2012 a ouvert un centre d’accueil contre la radicalisation , la “Maison d’Imad”.

C’est le combat d’une vie. Latifa Ibn Ziaten est la mère du premier soldat tué par Mohamed Merah en 2012. Elle évoque son départ dans le sud de la France peu après la mort tragique de son fils pour aller à la rencontre des jeunes de la cité ou à grandi Mohamed Merah. Pourtant, ils étaient la raison de sa souffrance et elle a réussi à leur tendre la main car ils souffraient aussi a-t-elle expliqué.

Depuis la mort de son enfant, elle parcourt l’Europe avec son association qui porte le nom de son fils “Imad Ibn Ziaten” pour combattre la radicalisation et délivrer un message de paix et de tolérance.

Latifa vient d’ouvrir les portes d’un centre pour lutter contre la radicalisation à Garges-les-Gonesses dans le Val d’Oise. La “Maison Imad” est un lieu d’accueil avec trois pièces et une cuisine.

Écouter les jeunes, aider les parents, prévenir

Cette maison a été mise en place en deux mois seulement. Le maire de la ville a de suite compris la nécessité depuis les attentats du 13 novembre de créer un lieu d’écoute où les jeunes sont accompagnés par des éducateurs, d’un psychologue et d’un avocat qui ont tous une connaissance du sujet et du terrain. Latifa évoque l’insuffisance du numéro vert mis en place par le gouvernement après les attentats à appeler en cas de radicalisation.

Trop de garçons restent devant l’ordinateur chez eux

La “Maison d’Imad” est très bien reçue par les habitants de la ville comme Yassine, 19 ans qui estime que “c’est bien qu’un lieu comme ça soit ouvert pour nous” et va s’y investir en devenant bénévole. La mère d’Imad évoquera également les signes d’une possible radicalisation en cours tels que des troubles du comportement, un regard fuyant, la perte du dialogue avec son enfant. Elle parlera notamment de la solitude des mères qui se sentent désarmées et perdues face à leurs fils prêts à basculer dans le djihadisme.

Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’ils ne partent, mais avec du cœur de la diplomatie, sans étouffer l’enfant.

Latifa Ibn Ziaten espère ouvrir prochainement une deuxième Maison de l’Imad au Maroc et on lui souhaite.

Publié le mercredi 17 février 2016 à 12:11, modifications mercredi 17 février 2016 à 12:38

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