Société

Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime de Mohamed Merah, candidate pour le prix Nobel de la Paix

Une association lyonnaise a déposé la candidature de Latifa Ibn Ziaten pour concourir au prestigieux prix Nobel de la Paix 2018.

Depuis l’assassinat de son fils militaire par Mohamed Merah, le 11 mars 2012, Latifa Ibn Ziaten mène un combat sans relâche contre la radicalisation islamiste en se rendant dans les écoles et les prisons. Dans son discours, elle met en garde contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux.

Ainsi, la Franco-Marocaine de 57 ans, devenue le symbole de la lutte contre la radicalisation a confirmé sur son compte Twitter, mercredi 17 janvier, qu’elle se portait candidate au prix Nobel de la Paix 2018.

En outre, sa candidature est portée par l’association lyonnaise L’Hospitalité d’Abraham, présidée par le père Christian Delorme, un religieux engagé depuis des années dans le dialogue interreligieux.

Son courage force le respect

Latifa Ibn Ziaten incarne paisiblement et fraternellement un des nouveaux visages de l’Europe, l’Europe plurielle, multi ethnique et pluri-religieuse. Elle témoigne que l’on peut être complètement la citoyenne d’un pays européen. Et complètement la fille de son peuple d’origine. Etre attachée autant à la laïcité de la République française et aux institutions démocratiques européennes qu’à sa foi musulmane.

Détaille l’association sur le site qu’elle a lancé pour soutenir cette candidature.

Un mois après la mort de son fils, Latifa Ibn Ziaten a créé une association à son nom : Imad association pour la jeunesse et la paix. Elle agit auprès des jeunes à la recherche d’un but. Après avoir reçu le prix 2015 de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits. Puis, en mars 2016, Latifa Ibn Ziaten a été décorée de la Légion d’honneur par François Hollande, pour son travail de terrain.

Interrogée par Paris Normandie, Latifa Ibn Ziaten assure ne pas être à l’origine de la demande :

Mais je remercie cette association pour son initiative, elle me touche énormément.

A expliqué celle qui visite « deux à trois prisons par mois » et « trois -voire quatre- écoles par semaine ».

Toutefois, la candidature de Latifa Ibn Ziaten est loin d’être acquise. Comme le rappelle Paris Normandie, elle doit recevoir le soutien de plusieurs parlementaires d’ici le 31 janvier pour être validée.

Nous avons reçu l’accord d’une douzaine de députés de toute la France et de toutes sensibilités. Ce qui est suffisant.

S’est voulu optimiste, le père Christian Delorme.

 

Publié le samedi 20 janvier 2018 à 15:26, modifications samedi 20 janvier 2018 à 14:16

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