Société

Joué-lès-Tours : L’usine française de Tupperware ferme définitivement

L’unique usine Tupperware française, à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire, a été mis à l’arrêt complet mercredi 28 février.

Ces diverses boîtes ont fait fureur en France dans les années 60 et 70, notamment grâce à ses fameuses réunions organisées à domicile. Dorénavant, elles ne seront plus fabriquées en France. Mais dans des usines jugées plus « compétitives » par la direction, au Portugal, en Grèce ou en Belgique. Ainsi, les deux dernières machines qui tournaient encore dans l’unique usine Tupperware de France à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire se sont arrêtées définitivement mercredi 28 février matin. Le démantèlement du site devra être terminé fin juin.

45 ans de présence

La célèbre marque américaine d’ustensiles de cuisine avait décidé d’installer l’un de ses quatre sites européens de production à Joué-lès-Tours en 1973. Le site était alors en charge de mettre au point certains des ustensiles les plus techniques de la gamme Tupperware. Pourtant, dès octobre 2017, le fabricant avait justifié son projet de fermeture par « une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen ». Celle-ci était liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale. Mais surtout en France.

Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l’usine de Joué-lès-Tours. Aujourd’hui, il y en a 8, et elles ne tournent pas à plein régime.

A fait valoir la direction de Tupperware. Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35 % (en Europe). Elle serait de 45 % si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle encore argumenté.

Les 235 salariés avaient engagé début janvier un bras de fer pour obtenir des primes supra-légales de licenciement. Finalement, après une réunion au ministère des Finances, les employés ont obtenu jusqu’à 100.000 euros de primes, suivant leur ancienneté. Ainsi, les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l’entreprise devraient recevoir des primes allant de 24 à 36 mois de salaire.

Des salariés satisfaits de l’accord

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l’entreprise :

La majorité des salariés sont satisfaits de l’accord. Notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait.

Pour l’élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille, la décision de fermeture de l’usine est « un choix stratégique opportuniste de la direction de Tupperware à partir des ordonnances Macron ».

Tupperware a quatre usines en Europe : Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française… On nous dit qu’on coûte trop cher !

Avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre. Encore sous le choc de l’annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes.

Cette cessation d’activité à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l’agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d’un plan social de 2013.

Publié le jeudi 1 mars 2018 à 9:21, modifications jeudi 1 mars 2018 à 9:15

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