Société

Italie : La justice interdit l’application Uber

Elle est toujours aussi controversée. Ainsi, après plusieurs mois de débats acharnés en France, c’est désormais à l’Italie de mettre un frein à la progression fulgurante de l’application Uber, qui vient tout juste d’être interdite par la justice. Celle-ci évoque notamment une « concurrence déloyale pour les taxis » !

Entre Uber et les autorités, les relations sont toujours aussi tendues. Ainsi, alors que la France est entrée en guerre contre l’application il y a quelques mois, c’est désormais au tour de l’Italie qui, vendredi 7 avril, a tout bonnement décidé d’interdire l’outil de covoiturage.

En effet, comme le dévoile le journal Corriere della Sera, Uber est désormais « persona non grata » sur tout le territoire. De quoi susciter l’indignation des avocats de la firme basée en Californie, aux États-Unis. Ceux-ci ont notamment déclaré :

Nous allons faire appel de ce jugement basé sur une loi vieille de 25 ans. Le gouvernement italien ne peut plus perdre de temps et doit désormais décider s’il veut rester ancré dans le passé ou s’il veut permettre aux Italiens de bénéficier des nouvelles technologies.

DES TAXIS EN COLÈRE

Mais alors, qu’en pensent les chauffeurs de taxis dans tout ça ? Évidemment, de leur côté, la nouvelle est perçue de manière bien différente. Ainsi, pour les avocats des plaignants, on savoure cette petite victoire :

C’est la quatrième décision de justice en Italie qui reconnaît la concurrence déloyale que constitue Uber. La dernière bataille d’une guerre légale qui a commencé en 2015 pour mettre fin à la forme la plus frappante de concurrence déloyale jamais vue sur le marché du transport italien.

Les représentants d’Uber ont toujours la possibilité de faire appel de la décision de justice. Une option sur laquelle travaillent d’ores et déjà les avocats de l’application à la mode.

En France, voilà plusieurs années qu’Uber suscite la controverse. Fin 2014, la loi Thévenoud intervenait afin de rendre plus « équitable » la « concurrence » entre les taxis et les chauffeurs 2.0. Depuis la mise en place de la loi, ceux-ci ne sont plus autorisés à prendre de clients dans la rue. Ils doivent également avoir enregistré une réservation en amont pour pouvoir circuler.

Selon les représentants des chauffeurs de taxi, ces mesures sont toujours « insuffisantes ».

Publié le lundi 10 avril 2017 à 11:22, modifications lundi 10 avril 2017 à 11:23

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