Société

Islam : Le centre chiite « Zahra » de Grande-Synthe a été temporairement fermé

 Le préfet du Nord, Michel Lalande, a ordonné la fermeture du centre chiite « Zahra » à Grande-Synthe. Ce lieu de culte est accusé de diffuser de l’islam radical chiite à l’échelle européenne.

Le préfet du Nord, Michel Lalande a signé un arrêté ordonnant la fermeture du centre chiite « Zahra » pour une durée de 6 mois. L’arrêté, daté du lundi 15 octobre 2018, accuse ce lieu de culte de participer à la « diffusion de l’islam radical chiite à l’échelle européenne ».

Pour rappel, le centre chiite « Zahra » a fait l’objet d’une grande opération antiterroriste en début d’octobre 2018. 200 policiers se sont mobilisés et, à la fin de l’opération, trois personnes avaient été mises en garde à vue.

A l’heure actuelle, deux gardés en vue ont été libérés. Quant au troisième, il est actuellement en détention provisoire.

Le fils du fondateur du « centre Zahra France » comparaîtra devant la justice

Son nom est B. Gouasmi, 47 ans. Il est le père de 4 enfants et c’est le fils du fondateur du « centre Zahra France », Yahia Gouasmi. C’est aussi le trésorier de l’association chiite.

Malgré un casier judiciaire resté vierge jusqu’à présent, B. Gouasmi attend son procès pour détention illégale de deux armes à feu. Il est passé en comparution immédiate le mercredi 17 octobre 2018 mais a demandé un délai, comme la loi l’y autorise. Le procès a donc été renvoyé le mercredi 24 octobre 2018 au tribunal correctionnel de Dunkerque.

Le Procureur prévient la possibilité de fuite

Toutefois, le placement en détention provisoire ou non avant son procès a fait débat. Le procureur Sébastien Piève explique que « lors de sa garde à vue, M. Gouasmi a déclaré être prêt à se servir de ses armes s’il le jugeait nécessaire ». Par conséquent, le procureur a requis un placement en détention pour s’assurer que Gouasmi comparaîtra devant le tribunal et n’ait pas l’occasion de fuir la justice française.

Il a été effectivement découvert que Gouasmi est titulaire d’une nationalité française et d’un passeport algérien. Cependant, son conseil, Me Pierre Cortier, plaide qu’ « il n’y a pas d’enquête de police dans le dossier pour étayer une intention de fuite ». Défendant son client, l’avocat déplore que « la vague médiatique fait qu’on n’a plus de lucidité sur ce dossier. »

 

Publié le jeudi 18 octobre 2018 à 9:00, modifications jeudi 18 octobre 2018 à 8:42

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !