Société

Immeubles effondrés à Marseille : Jean-Claude Gaudin reconnaît les manquements de la municipalité

Jean-Claude Gaudin a admis que ses services « n’en ont pas assez fait » sur les dossiers de l’habitat insalubre.

Visiblement marqué par le drame de la rue d’Aubagne, qui a fait 8 morts, Jean-Claude Gaudin, le maire Les Républicains de Marseille a reconnu les manquements de sa municipalité.

L’insalubrité existe encore

On n’en a pas assez fait pour éradiquer l’habitat insalubre.

A ainsi reconnu le maire de Marseille, dimanche 11 novembre lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de ville.

On n’en a pas assez fait parce que c’est compliqué, parce qu’on ne nous laisse pas manœuvrer. Et donc il est clair que l’insalubrité existe encore.

S’est justifié l’édile marseillais à la tête de la ville depuis 22 ans.

Il faut qu’on s’attache à faire des efforts sérieux de ce côté-là.

Par ailleurs, une note confidentielle de l’Agence régionale de santé révélée par Le Monde étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille. En effet, elle juge que les agents municipaux ont tendance à « sous-évaluer les dysfonctionnements dans les immeubles ». Mais surtout « à minimiser leur impact sur la santé des habitants ».

Ainsi, Jean-Claude Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait « renforcer ce service-là ». Et en reconnaissant les failles de la mairie sur l’habitat insalubre, le maire a estimé, concernant les immeubles en péril,

Dès que nous sommes alertés, nous prenons les arrêtés de péril.

40.000 logements menaçant la sécurité

Le maire de Marseille s’est également justifié sur son absence lors de la marche blanche organisée samedi en hommage aux 8 victimes de la rue d’Aubagne :

Ma présence peut-être aurait pu provoquer des tensions.

Cette marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes a réuni 8.000 personnes selon la police. Les organisateurs ont eu évoqué « une marée humaine ».

Tout au long de la semaine, les critiques à l’égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin n’ont cessé de croître. Le Monde a mentionné un rapport remis en 2015 au gouvernement. Il faisait état de « 40.000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100.000 habitants. Sachant que selon l’Insee, Marseille compte plus de 860.000 habitants.

En outre, à chaque conférence de presse, Jean-Claude Gaudin a écarté la possibilité d’une démission. Il a effectivement martelé :

Je ne fais pas tout bien, j’en suis sûr mais je suis là et je reste là !

Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire. Elle devra déterminer les circonstances exactes de la catastrophe et d’éventuelles responsabilités.

Publié le mardi 13 novembre 2018 à 12:54, modifications mardi 13 novembre 2018 à 17:51

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