Société

Ile-de-France : contre le harcèlement sexuel, Valérie Pécresse annonce des arrêts de bus à la demande

Valérie Pécresse a annoncé que dans le cadre d’une expérimentation, les passagers d’une dizaine de lignes de bus en Île-de-France pourront demander à s’arrêter entre deux arrêts. 

Valérie Pécresse a annoncé au micro du Grand Jury RTL-LCI dimanche 21 février de nouvelles mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel dans les transports. En effet, selon une étude de la Fédération nationale des usagers et des Transports publics (FNAUT), publiée en septembre 2017, 90% des femmes ont déjà été harcelées dans les transports en commun. En outre, après l’affaire Weinstein et l’onde de choc que ces révélations ont provoqué, les questions de harcèlement et de droits des femmes en général se sont imposées dans le débat sociétal. Un fléau qui touche notamment les transports en commun de la région Île-de-France

10 lignes de bus concernées

Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France et du Stif (l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France), a décidé de s’engager sur ces questions de harcèlement. Elle a donc décidé d’expérimenter un dispositif inédit à Paris. Ainsi, à compter de février, les usagères de bus en Ile-de-France pourront demander à descendre, la nuit, entre deux stations pour lutter contre les violences sexuelles.

Il y a quelque chose de très spécifique qui m’a été demandé par les femmes. Et notamment dans les quartiers populaires d’Île-de-France. La possibilité par expérimentation d’arrêter les bus à la demande, la nuit, entre deux stations.

A déclaré Valérie Pécresse.

L’expérimentation sera lancée en février sur une dizaine de lignes de bus de la grande couronne francilienne.

L’intérêt, c’est d’éviter ces agressions qui ont lieu sur le chemin du retour.

A-t-elle ajouté en précisant qu’elle souhaiterait, à terme, une généralisation du dispositif. Si « l’expérimentation est concluante » et « ne se traduit pas par une gêne systématique » du conducteur.

Généralisation de la vidéo-protection

On ne peut pas rester les bras ballants face à une femme qui se fait agresser.

A déploré Valérie Pécresse en annonçant par ailleurs le recrutement de 650 personnels supplémentaires dans les bus et les trains d’Île-de-France. Des contrôleurs supplémentaires qui seront en civil.

Nous avons ouvert des postes car la présence humaine est insuffisante.

A justifié l’ancienne ministre du Budget.

Or, cette mesure devrait aller de pair avec la généralisation de la vidéo-protection dans les transports en commun.

D’ici 2020, tous les wagons seront vidéo-protégés, même les trains qui vont dans la banlieue la plus lointaine. Car il n’y a pas de citoyen de seconde zone.

Il y a quelques jours, Valérie Pécresse a révélé sur France info avoir été elle-même victime de harcèlement dans les transports en commun. Elle a expliqué avoir un jour asséné une gifle à un homme. Le « frotteur » avait tenté de mettre sa main sous sa jupe.

Publié le mardi 23 janvier 2018 à 9:03, modifications mardi 23 janvier 2018 à 8:48

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