Société

GBL : Le nouveau dérivé du GHB qui fait des ravages dans les boîtes de nuit

La GBL, une variante du GHB surnommé « la drogue du violeur », est de plus en plus consommée par les jeunes fêtards. Accessible sur internet, elle est responsable depuis fin 2017 de plusieurs comas, dont un mortel.

Lundi 16 avril, les autorités et le milieu de la nuit parisienne ont alerté sur l’usage croissant chez les jeunes fêtards d’une drogue de synthèse, la GBL, pour gamma-butyrolactone. Il s’agit d’un dérivé du GHB autrement surnommé « drogue du violeur ». Or, elle est responsable depuis fin 2017 de plusieurs comas dont l’un s’est soldé par la mort d’un jeune homme.

C’est un phénomène qui est en train de s’étendre.

A déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à l’issue d’une réunion organisée avec les professionnels de la nuit, les autorités de santé et les services de police.

Six établissements fermés

Ainsi, l’absorption volontaire ou involontaire de ce solvant détourné en drogue a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens, selon des données de la préfecture de police. Cependant, le préfet a relevé que les comas causés par la GBL ne se limitaient plus aux seuls lieux festifs. En effet, la drogue déborderait désormais dans la sphère privée.

On est sur un rythme de 50 à 100 comas par an à l’échelle des hôpitaux de Paris. C’est une évolution inquiétante, il y a deux ou trois ans, c’était 10.

A précisé Michel Delpuech.

Par ailleurs, sur une information du Parisien, le 10 mars dernier, au Petit Bain, un établissement du XIIIème arrondissement, la soirée a même viré au drame. Deux jeunes sont tombés dans le coma après avoir ingéré des liquides dans des bouteilles ne leur appartenant pas. Après plusieurs semaines d’hospitalisation, l’un d’eux est récemment décédé.

Ainsi, en signe de la fermeté des autorités, six établissements abritant des trafics de stupéfiants ont fait l’objet depuis le début de l’année d’une fermeture administrative. En outre, trois autres procédures sont en cours, a détaillé le préfet de police Paris.

Prévention et répression

Or, pour lutter contre la recrudescence des incidents dramatiques, mais aussi de ces fermetures, les professionnels de la nuit se sont réunis dans le Collectif Action Nuit.

Fort de cette association, ils ont demandé « de l’aide » aux pouvoirs publics

Pour faire face à une situation que nous ne pouvons gérer seuls.

Ont-ils alerté dans un communiqué diffusé le 22 mars.

Par conséquent, le préfet de police s’est engagé lundi 16 avril, à explorer les pistes juridiques destinées à « limiter la vente de ces produits ou leur accès facile, notamment par internet ». Il a également annoncer bâtir, d’ici l’été, un « plan d’action partenarial » avec les professionnels. Et plus largement, sensibiliser le grand public aux dangers de la GBL.

Publié le mardi 17 avril 2018 à 10:24, modifications mardi 17 avril 2018 à 9:49

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