Société

Garges-lès-Gonesse : la maison squattée libérée par des jeunes de la cité

Youcef a pu entrer de nouveau dans sa maison grâce à la mobilisation d’un groupe de jeunes.

Seize Roms occupaient le pavillon de Youcef depuis le mois de décembre. Grâce à l’aide quelque peu incongrue d’un groupe de jeunes, il a pu récupérer son bien. Une fin de crise surprenante.

Une mobilisation grâce aux réseaux sociaux

On vous parlait de cette histoire hier. Pour une histoire de reçu de livraison de pizza, Youcef, 76 ans, était bloqué hors de sa maison à Garges-lès-Gonesse occupée par un groupe de Roms. Aucune solution ne semblait possible avant la fin de la trêve hivernale, le 1er mars. Mais, la crise a pris fin d’une autre façon.

Il doit son salut à Bassem Braiki, un jeune de Vénissieux à côté de Lyon. Connu sur les réseaux sociaux depuis les attentat du 13 novembre, il a incité des jeunes de Garges-lès-Gonesse à monter une équipe pour déloger les squatteurs. « Parisiens, regardez-vous dans une glace… » tance-t-il ainsi les internautes sur Snapchat.

Selon des vidéos ensuite postées sur les réseaux sociaux, ceux-ci l’ont écouté.

Ironie de l’histoire, ce sont les Roms qui ont fait appel à la police. Les forces de l’ordre ont procédé à deux interpellations mais il semble que à l’heure actuelle Youcef ait bel et bien repris le contrôle de sa propriété. Des jeunes se relaient toutefois pour empêcher le retour des Roms alors qu’il ne s’agit pas du domicile de Youcef.

Quelle légalité pour cette action ?

Clairement, la légalité n’est pas du côté des jeunes qui ont pris d’assaut le squat. Bien sûr, ils évoquent des Roms avec “la main dans la veste” comme pour indiquer qu’ils étaient armés. Surtout, ils n’hésitent pas à montrer leurs propres armes : Tokarev, chiens, fusil à pompe… Bref pas vraiment l’attirail du militant pacifiste.

L’intervention des forces de l’ordre et le fait que deux jeunes se soient retrouvés en garde à vue illustre aussi les problèmes de cette intervention. Une expulsion de ce type requiert une décision judiciaire et ne peut clairement pas être réalisée dans une volonté de se faire justice soi-même. Les suites qui seront données à cette situation sont entre les mains des Roms et de la justice. Mais, sur Twitter, l’opinion publique semble avoir déjà tranché.

Publié le jeudi 1 février 2018 à 12:28, modifications jeudi 1 février 2018 à 10:50

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