Société

France : 53% des femmes ont déjà subi une agression ou des faits de harcèlement sexuel

Selon un sondage Odoxa-Dentsu, plus d’une Française sur deux a été victime d’agression ou de harcèlement sexuel.

Depuis l’affaire Weinstein et le hashtag #balancetonporc la parole s’est libérée pour de nombreuses femmes. Mélanie Laurent ou même Stéphane Plaza, beaucoup de personnes célèbres ont également été victimes de harcèlement sexuel. Si le nom du producteur Harvey Weinstein a été enlevé des célèbres planches de DeauvilleGilbert Rozon, jury de La France a un incroyable talent a lui aussi récemment été accusé d’harcèlement sexuel.

Des chiffres édifiants

Et les statistiques ne manqueront pas d’alerter. Selon un sondage Odoxa-Dentsu pour Le Figaro et Franceinfo, publié ce vendredi, 53% des Françaises disent avoir été victimes d’agression sexuelle (attouchements sexuels, main aux fesses, baiser forcé…) et/ou de harcèlement sexuel (propos déplacés, dégradants, insultes à connotation sexuelle, propositions sexuelles…). Soit plus d’une Française sur deux.

Selon l’étude, 36% des femmes disent avoir “été victime d’agression sexuelle”, 38% “de harcèlement sexuel en dehors du lieu de travail” et 17% “au travail”. Au total, 53% des femmes disent avoir été confrontées à l’un, voire à plusieurs de ces trois cas de figure. Enfin, pour 91% des personnes interrogées, la question du harcèlement et des agressions sexuelles est un problème aujourd’hui “important”.

Chez les hommes

Dans ce même sondage, les hommes ne semblent également pas épargnés par ces agissements. En effet, 6% des hommes interrogés disent avoir été victimes d’agression sexuelle, 5% de harcèlement sexuel en dehors de leur lieu de travail et 7% au travail.

Concernant le hashtag #balancetonporc, 61% des femmes et 52% des hommes pensent que c’est “une bonne chose” car cela “permet de libérer la parole des femmes en montrant que le problème est bien plus large que les affaires médiatisées récemment”. En revanche, 38% des femmes et 47% des hommes estiment que c’est une “mauvaise chose” car ces messages “ne sont pas de vrais témoignages mais des dénonciations non vérifiées qui peuvent donner lieu à tous les dérapages”.

Enquête réalisée sur internet les 18 et 19 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 995 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Publié le vendredi 20 octobre 2017 à 11:45, modifications vendredi 20 octobre 2017 à 11:56

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