Société

Familles homoparentales : Les enfants vont bien !

C’était l’un des arguments les plus avancés par les anti-mariage gay lors des manifestations de 2012-2013 : les enfants élevés par des couples gay seraient en danger. Une nouvelle étude vient aujourd’hui mettre fin à leurs craintes.

Publiée dans le Journal of Developmental and Behavioural Pediatrics, l’étude montre que les enfants élevés par des parents de même sexe sont en aussi bonne santé que les autres, tant sur le plan physique que psychologique.

Afin de mener à bien leur expérience, les chercheurs des universités de Colombia, d’UCLA et d’Amsterdam ont analysé un panel de 95 familles hétérosexuelles et 95 familles de femmes homosexuelles. Jugés trop peu nombreux pour être représentatifs, les couples homosexuels masculins n’ont pas été retenus pour cette étude.

Dans un souci d’égalité comparative, les chercheurs se sont basés sur des critères précis afin d’être à même d’analyser des configurations identiques : l’âge des parents, l’origine ethnique, la géographie du lieu de vie, le sexe des enfants et le lieu naissance.

Le résultat est sans appel : entre les enfants élevés par des couples homosexuels et les enfants élevés par une famille hétérosexuelle, aucune différence n’a pu être notée, que ce soit sur le plan de la santé générale, de la psychologie ou des capacités d’adaptation et d’apprentissage. Autre conclusion essentielle : ce sont avant tout les facteurs relationnels qui déterminent la bonne santé physico-psychologique de l’enfant, comme on pouvait s’en douter. Qu’il provienne d’une famille homosexuelle ou d’une famille hétérosexuelle, le conflit a le même impact (négatif) sur le bambin, quelque soit la nature du couple parental.

Cette étude a également permis de révéler que les parents gays peuvent parfois présenter des niveaux de stress parental plus élevé, comme le relaye le Business Standard. Attribué à l’homophobie dont ils sont potentiellement la cible, ce stress subit par les couples homosexuels est avant tout expliqué par le désir de justifier leur qualité de parents. Un stress cependant sans conséquence directe pour l’enfant, selon l’expérience.

Publié le mercredi 20 avril 2016 à 15:06, modifications mercredi 20 avril 2016 à 15:06

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