Société

Evaluations nationales : Jean-Michel Blanquer dévoile les premiers résultats sur le niveau des écoliers de CP et CE1

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé les résultats des évaluations nationales au début de CP et de CE1. Et ils ne sont globalement pas positifs.

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a dévoilé, dimanche 14 octobre dans les colonnes de 20 Minutes, les résultats des évaluations nationales de début de CP et de CE1. Ces bilans, tant décriées par les syndicats d’enseignants, révèlent des résultats globalement « pas bons ».

Des difficultés à reconnaître les lettres et en calcul mental

C’était l’une des nouveautés de la rentrée : l’évaluation de tous les élèves de plusieurs niveaux, une, voire deux fois par an. Ainsi, le 17 septembre, ce sont plus de 1,6 million d’écoliers de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire 1ère année (CE1) qui ont ouverts les tests. Or, selon des résultats provisoires, « 23% des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent ». Et « 8% ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés », indique le ministre au quotidien gratuit.

Concernant les élèves en début de CE1, 30% lisent moins de 30 mots par minute. Alors que l’objectif national est de 50 mots. Un élève sur deux (49%) a des difficultés en calcul mental et 47% ont des soucis pour résoudre des problèmes.

A poursuivi Jean-Michel Blanquer.

En outre, près d’un élève de CE1 sur deux a des « difficultés » en calcul mental.

Pour le ministre, des « difficultés sociales et familiales peuvent expliquer certains retards, notamment dans le langage ».

C’est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner. On ne doit laisser aucun élève de côté.

A-t-il martelé.

Le projet de loi Blanquer présenté ce lundi

Répondant aux reproches de certains syndicats sur l’efficacité de ces tests et le risque qu’ils stressent les écoliers, le ministre a argué qu’ils étaient « un levier pour leur réussite ».

Ils n’ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance.

A-t-il insisté, précisant que ne pas répondre à toutes les questions « n’est pas un signe d’échec ».

Pourtant, les syndicats s’interrogent sur la finalité de ces évaluations. Ils dénoncent notamment  l’absence d’outils fournis aux professeurs pour remédier aux difficultés. En effet, ils rappellent que la formation continue reste inadaptée aux besoins. Ainsi, ils y voient davantage une évaluation du système éducatif, des professeurs et des établissements, que celle des écoliers français.

Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale va présenter ce lundi 15 octobre au conseil supérieur de l’Éducation un projet de loi. Celui-ci vise notamment à rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans à la rentrée 2019, contre 6 actuellement. Ainsi, selon Jean-Michel Blanquer « cela va mettre l’accent sur l’école maternelle et sur l’acquisition du langage».

Autant de mesures qui, pour le ministre de l’Education nationale, permettront d’aider les enseignants à identifier plus rapidement l’échec scolaire et affiner leur pédagogie.

La réforme de la formation initiale des enseignants va nous permettre aussi de renforcer leurs compétences.

Publié le lundi 15 octobre 2018 à 10:56, modifications lundi 15 octobre 2018 à 12:35

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