Société

École : Les compétences en lecture des écoliers français en déclin

Selon l’étude Pirls, le niveau des écoliers français en lecture baisse encore. La France tombe à la 34ème place sur le classement de 50 pays.

Les compétences en lecture et en compréhension des petits écoliers français sont en baisse par rapport au début des années 2000.

Ces résultats ont été dévoilés ce mardi 5 décembre par l’enquête Pirls (pour «Progress in International Reading Literacy Study»). Pirls est conduite par l’IEA (International Association for the Evaluation of Education Achievement), une association internationale à but non-lucratif. Elle est indépendante des États. Et ses membres sont des organismes de recherche universitaires ou gouvernementaux.

Or, depuis 2001, l’enquête Pirls évalue les performances en compréhension de l’écrit des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire, CM1 pour la France. De fait, elle permet de comparer les systèmes éducatifs de 50 pays afin d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage de la lecture partout dans le monde. Il s’agit également d’identifier les lacunes, les domaines de faiblesses. Et de mesurer l’impact des nouvelles initiatives ou programmes scolaires.

Ainsi, la France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher un déclin de leurs scores depuis 2001. Avec un score de 511 points, la France se maintient tout juste au-dessus de la barre des 500 points. Un seuil fixé en 2001 comme étant alors la moyenne des performances des pays participants. Dans l’étude 2016, 34 pays (sur 50) obtiennent un score supérieur à 500. La Russie, Singapour, Hong Kong, l’Irlande et la Finlande sont les pays les plus performants dans ce domaine, tandis que le Maroc, l’Égypte et l’Afrique du Sud ferment la marche.

Les nouveaux programmes en cause ?

Ainsi, l’étude Pirls a testé 320.000 écoliers au total, âgés entre 9 et 10 ans. Ils ont été contrôlés sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs. Or, c’est sur ces textes informatifs que les Français ont « le plus décliné », avec un score de 510 en 2016, contre 532 en 2001 lors de la première étude Pirls.

A noter que les élèves testés sont entrés en maternelle en 2008 pour la plupart. Or, il s’agit de l’année de la mise en oeuvre de nouveaux programmes. Ceux-là mêmes qui font l’objet de critiques de la communauté éducative pour leur lourdeur et l’absence d’indications pédagogiques. Or, ils ont été modifiés en 2015 pour la maternelle et en 2016 pour l’école élémentaire.

Environnement familial décisif

Par ailleurs, cette étude montre que “les bons lecteurs ont des environnements familiaux qui soutiennent l’apprentissage de la lecture.” Ainsi, plus il y a de livres, d’appareils numériques à la maison, de parents éduqués ou qui aiment lire et plus les enfants auront des facilités pour lire. Les enfants dont les parents ont démarré très tôt « des activités d’alphabétisation dès leur plus jeune âge sont mieux équipés pour la lecture ».

Toutefois, l’étude a mis en avant un fait inquiétant :

La diminution de l’attitude positive des parents envers la lecture depuis 2011 dans 31 pays.

Globalement, il y a de moins en moins de parents qui lisent dans 31 pays. Et 17 % des parents des élèves interrogés n’aiment pas lire.

À l’occasion de la présentation de ces résultats très médiocres, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a prévu de tenir une conférence de presse à 11h30 ce mardi 5 décembre au ministère.

Publié le mardi 5 décembre 2017 à 11:14, modifications mardi 5 décembre 2017 à 11:02

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