Société

Derc’hen, un nouveau prénom breton refusé par les services de l’Etat

Une nouvelle polémique est en vue en Bretagne après l’interdiction par l’état-civil du prénom breton Derc’hen à Rennes.

La Bretagne aurait-elle un problème avec sa culture régionale ? On est en droit de se poser la question après l’interdiction par le procureur et l’état civil de la mairie de Rennes du prénom Derc’hen. C’est la 2e fois en quelques mois.

Après Fañch, voici Derc’hen

On se souvient de la polémique. À Quimper, un couple n’avait pas pu appeler son petit garçon Fañch. L’Etat français ne voulait pas entendre parler de ce “ñ” dans un prénom. Bis repetita aujourd’hui à Rennes. C’est Ouest-France qui révèle la polémique.

Skoazell Vreizh (Secours breton) est une association qui soutient les deux familles et a décidé de publier le message envoyé par les parents du petit Derc’hen.

Mon mari et moi-même venons si possible chercher auprès de vous un peu d’aide. Le 21 août 2017 est né notre petit garçon. Nous avions depuis six ans déjà choisi son prénom qui était Derc’hen. Lors de la déclaration de naissance, l’apostrophe a été refusée par la mairie de Rennes. Nous avons donc décidé de saisir le procureur.

Au moment de la déclaration, pressés par le temps, ils acceptent d’appeler leur enfant Derchen. Mais, on leur garantit alors qu’il sera possible de faire un recours. Celui-ci se révèle aujourd’hui impossible. En cause, ce c’h (prononcez c skrab h pour dire la lettre), non reconnu dans la langue française mais courant en breton. La mairie de Rennes a été saisie de la situation et devrait désormais fournir une réponse rapidement.

Quelles sont les règles pour choisir le prénom ?

Les deux cas bretons font polémique suite à une directive publiée le 23 juillet 2014. Celle-ci définit de façon très précise les signes autorisés dans un prénom. En l’occurrence, l’apostrophe ou du ñ tilde, ne sont en théorie pas permis. C’est désormais la justice qui devra trancher pour chaque cas.

De façon plus générale, d’autres règles sont à respecter au moment de choisir un prénom. La principale concerne le respect de l’intérêt général de l’enfant. Cela a permis d’éviter des prénoms comme Nutella, Fraise ou encore Mini-Cooper ces dernières années. Difficile de penser qu’il n’y a pas un problème toutefois lorsque les règles permettent de donner des prénoms comme Boghosse ou encore Panda mais pas de respecter les cultures régionales.

Aux États-Unis, de nombreux parents avaient tenté de donner des prénoms de Pokémon à leurs enfants suite à l’apparition du jeu POKEMON GO.

Publié le mercredi 24 janvier 2018 à 11:52, modifications mercredi 24 janvier 2018 à 12:33

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct