Société

Dans l’édition américaine, une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel, selon un sondage Publishers Weekly

Vendredi dernier, l’hebdomadaire dédié au monde du livre américain publiait les résultats de son enquête. Elle révèle que 22 % des femmes y travaillant reconnaissent avoir subi au moins un acte de harcèlement sexuel dans leur carrière. Pour les non blanches, la fréquence est plus élevée.

Publishers Weekly est un hebdomadaire états-unien, à destination de tout le secteur de la chaîne du livre. Ainsi, maisons d’édition, bibliothèques et librairies sont le lectorat-cible. Mais aussi, les enseignes de diffusion et de distribution. Les premières assurent la promotion et la visibilité du livre, tandis que les secondes s’occupent de son acheminement, stockage et ses invendus. Par conséquent, le sondage effectué par Publishers Weekly couvre toutes ces strates.

Les résultats de Publishers Weekly

664 personnes ont répondu à cette étude de Publishers Weekly autour des conditions de travail et des niveaux de salaires. Parmi les sondés, 119 (18%) ont déjà été sexuellement harcelés. Dans ce chiffre, on retrouve quatre hommes, sur un total de 129 répondants de la gent masculine. Toutefois, du côté 535 femmes interrogées, ce sont 115 d’entre elles, soit un pourcentage de 22%, qui ont été harcelées.

Lorsque l’on ramène ces résultats aux groupes ethniques dont sont issus les participants, la différence est sans équivoque. En effet, au sein des 91 “personnes de couleur” interrogées, 21% ont connu ce type de harcèlement. C’est-à-dire, 4 points de plus que leurs homologues blancs. Puisque, sur 563 répondants d’origine caucasienne, 17 % en furent victimes.

Les femmes ont moins confiance en une régulation interne que les hommes

Quel que soit le genre des sondés, la plupart reconnaît que leurs entreprises possèdent des politiques internes sur le harcèlement sexuel. Cependant, seulement 40% des femmes pensent que ces plaintes bénéficient d’un suivi, contre 67% des hommes, convaincus que ces dossiers sont étudiés.

Les lieux et départements les plus à risques selon les sondés de Publishers Weekly

La majorité des femmes qui a porté plainte (55%) dit que l’acte de harcèlement cela s’est passé au sein du bureau. Les salons du livre et les conventions éditoriales viennent ensuite comme seconds lieux privilégiés des harceleurs. Enfin, les “after-hour” et autres réceptions mondaines qui concluent les évènements autour du livre.

Au niveau des départements favoris des prédateurs, celui des ventes et du marketing arrive en pôle position, puis le management. Les actes déplacés qui y prennent place dépassent dans les deux cas  les 13 % qui ont lieu du côté du secteur éditorial pur. D’autre part, plus une compagnie est grande et fructueuse, plus on y observe ce phénomène.

Publié le mardi 7 août 2018 à 15:01, modifications mardi 7 août 2018 à 11:31

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