Société

Un centre aéré déconseille aux fillettes de porter des jupes, Twitter s’indigne

Un centre aéré de Reims a adressé une note aux parents, les invitant à mettre un short sous la jupe de leur fille. Indignée, une mère de famille a publié le mot sur Twitter et depuis la polémique enfle sur la toile.

Lundi 18 juillet, en fin d’après-midi, le centre aéré les Trois piliers de Reims a adressé aux parents une note demandant de ne pas mettre de jupe à leur fille ou alors avec un short en dessous afin d’éviter tout comportement déplacé.

Nous vous demandons de mettre soit des shorts, pantalons ou de mettre un short sous la jupe de votre fille, car dans le groupe des plus de 6 ans notamment cela permettra à votre enfant déjà d’avoir une meilleure mobilité pour les activités et sachez que nous avons des enfants de 10 à 12 ans qui peuvent avoir un comportement déplacé avec une petite fille dont la jupe se soulèverait. Nous voulons juste éviter des situations complexes à gérer.

L’argument est plutôt mal passé auprès des parents qui ont partagé la note sur les réseaux sociaux. Publiée sur Twitter par Alice Neyrac, la mère indignée de la petite Prunille, la publication a rapidement été partagée et commentée, créant une véritable polémique.

https://twitter.com/AliceEtcaetera/status/755675256724058112?ref_src=twsrc%5Etfw

Le message d’une mère, qui a fait part de son incompréhension sur Facebook, a même été partagé à plusieurs milliers de reprises. En effet, beaucoup de parents se sont indignés que l’on préfère demander aux fillettes de ne plus porter de jupe plutôt que d’éduquer les jeunes garçons.

Les parents d’élèves ont finalement décidé d’envoyer un mail à la direction du centre aéré pour leur suggérer de faire davantage de pédagogie auprès des enfants.

Signaler aux enfants ayant un comportement déplacé que c’est inapproprié nous semble faisable pour l’équipe. Et pourquoi pas faire passer un mot aux parents afin de s’assurer que leurs enfants n’aient pas de comportement déplacé, jupe ou non.

Contactée par L’Obs, Noëlle Harmand, la directrice générale adjointe des maisons de quartier de Reims, a estimé que son message avait été un peu maladroit et mal interprété.

Publié le vendredi 22 juillet 2016 à 15:34, modifications vendredi 22 juillet 2016 à 15:03

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