Société

Les caisses automatiques des supermarchés inciteraient au vol

C’est le bilan d’une étude très sérieuse menée en Grande-Bretagne.

Ces dernières années, les caisses automatiques ont commencé à remplacer peu à peu les caissiers dans nos supermarchés. Gain de temps, d’argent et même de sécurité pour les supermarchés. Mais est-ce vraiment le cas ? Frauder une caisse automatique semble plus facile que de tromper un caissier bien humain…

20% des clients seraient concernés

C’est le site internet Slate.fr qui se fait l’écho de cette étude menée en Grande-Bretagne par l’entreprise Voucher Codes Pro. Cette compagnie qui offre des coupons de réduction pour les achats en ligne a mené un sondage auprès de ses clients. Parmi les 2.634 réponses, au moins 20 % d’entre eux auraient au moins volé une fois lors d’une caisse automatique.

Bien sûr, ce type d’enquête doit être pris avec des pincettes. Un sondage réalisé en ligne sans échantillonnage comporte une importante marge d’erreur. Mais, grâce à d’autres chiffres, il est possible de se rendre compte que le phénomène n’est pas exceptionnel. En 2015, le département de criminologie de l’université de Leicester, en Angleterre évaluait les pertes dans les caisses automatiques à 3,97%. Pour 21 millions de dollars d’articles, 850.000 dollars passaient à la trappe. Qu’il s’agisse d’objets non scannés ou mal scannés. Bien plus que le taux de vol “classique” qui se situe entre 1,21% et 1,47% en Grande-Bretagne.

Conséquence, certaines enseignes suppriment les caisses automatiques. Dans le même temps, d’autres continuent toutefois de leur faire confiance. Il devrait y en avoir 325.000 l’an prochain à travers le monde contre 191.000 en 2013.

Comment on fraude une caisse automatique ?

Les méthodes varient d’ingéniosité bien entendu. Mais la plus classique semble consister à échanger les étiquettes sur des produits. Cela vous permettra ainsi de passer un kilo d’avocat au prix de la pomme de terre au rayon fruits et légumes par exemple. Certains clients sont plus audacieux et vont jusqu’à inter-changer les étiquettes. Du caviar peut ainsi passer au prix du surimi. Un caissier humain s’en rendrait compte. Pour une machine, c’est en revanche impossible.

YouTube se révèle aussi être une véritable mine d’informations pour les voleurs débutants. Attention toutefois, aucune technique n’est infaillible. En décembre 2015, La Dépêche faisait ainsi état d’une affaire de ce genre. Un client avait pesé une bouteille d’alcool hors de prix au rayon fruit et légumes et apposé l’étiquette de carottes. De quoi faire passer le prix de 38 € à 1,80 €. Mais, il avait été repéré par les agents de sécurité grâce à la vidéosurveillance. Le retour du facteur humain.

Publié le mercredi 7 février 2018 à 9:11, modifications mercredi 7 février 2018 à 8:56

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