Société

Les cabines téléphoniques ne sonneront plus au 1er janvier 2018

Le 31 décembre, Orange aura démonté les dernières cabines téléphoniques. Leur déclin était amorcé depuis de nombreuses années, avec l’arrivée du mobile, qui aura finalement eu raison d’elles.

C’est une page de l’histoire de la téléphonie qui se tourne. Après un siècle de bons et loyaux services, les cabines téléphoniques publiques vont disparaître du paysage urbain. En effet, selon Le Journal de l’Economie, d’ici le 31 décembre, toutes les cabines téléphoniques auront été démontées.  Ce changement, annoncé il y a déjà deux ans, est dû à un article de la loi Macron adoptée le 10 juillet 2015. Celui-ci libère Orange, ex-France Télécom, de son obligation de service universel qui consiste à installer et entretenir des cabines téléphoniques sur l’ensemble du territoire français.

Victimes de la révolution de la téléphonie mobile

Or, le mouvement de désinstallation avait commencé en douceur à la fin des années 1990. En même temps que le mobile creusait son sillon.

Selon l’opérateur, la France comptabilisait à l’époque jusqu’à 300.000 cabines téléphoniques contre seulement plus de 5.450 actuellement.

Le trafic des cabines n’est plus aujourd’hui que de 0,6% de ce qu’il était en 2000.

A notamment expliqué dans les colonnes du Parisien Laurentino Lavezzi, le directeur des affaires publiques d’Orange.

En outre, en 2000, les Publiphones généraient 516 millions d’euros de chiffre d’affaires, alors qu’il accuse dorénavant des pertes supérieures à 10 millions d’euros par an.

La durée moyenne d’appel par cabine est tombée à 10 secondes par jour. Sur les 10.000 cabines encore en service au premier trimestre 2017, la moitié n’ont pas décroché une seule fois.

Preuve qu’elles ne sont plus vraiment plébiscitées par les Français en raison notamment de l’essor des nouvelles technologies.

La seconde vie des cabines téléphoniques

Cependant, la France n’est pas la seule à prendre cette décision. En effet, outre-manche, British Telecom a récemment annoncé le démantèlement de la moitié de ses fameuses cabines téléphoniques rouges, pourtant emblèmes du Royaume-Uni. Ainsi, cette disparition annoncée des Publiphones a eu pour effet de leur redonner de la valeur sur le marché des collectionneurs. Pour celles et ceux qui se posent la question, ces cabines téléphoniques connaîtront une seconde vie. En effet, plusieurs mairies ont d’ores et déjà demandé à Orange de leur céder gratuitement ces installations pour en faire des « boîtes à livres ».

Disposées sur la voie publique, ces dernières contiendront plusieurs ouvrages, lesquels pourront être lus par qui le souhaite. Et chacun pourra aussi en déposer dans un but de partage. En outre, en grande majorité, les cabines et leurs matériaux seront recyclés. Un accord a déjà été conclu avec Veolia qui se chargera d’enlever les structures pour en récupérer verre et aluminium.

Enfin, les cabines téléphoniques qui ne trouveront pas de propriétaires, elles seront détournées par des artistes.

A l’image de Benedetto Bufalino. Ce spécialiste des détournements d’objets urbains a déjà fabriqué un aquarium à poisson à partir d’une cabine téléphonique.

 

Publié le mardi 5 septembre 2017 à 10:26, modifications mardi 5 septembre 2017 à 10:59

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