Société

“Blue whale challenge” : le nouveau défi sur les réseaux sociaux est un appel au suicide

Le Blue whale challenge… Ce jeu ou plutôt ce défi morbide qui se déroule en 50 jours, capte nos adolescents et effraie les parents.

Ce jeu créé en Russie il y a 2 ans sur les réseaux sociaux, est arrivé en France il y a quelques mois en particulier sur Facebook.

Ce défi fonctionne sur la manipulation mentale et l’emprise sur autrui. Il encourage les adolescents à passer à l’acte et à se suicider.

Les jeunes doivent affronter 50 défis en 50 jours, du plus anodin, comme s’écrire sur la main au plus mortel, tel que sauter d’un pont. Le profil des adolescents attirés par ce jeu est celui de jeunes fragiles, le plus souvent des filles, voulant montrer leur volonté de liberté et toute puissance.

Ce sont des adolescents qui tombent sous l’emprise de ces soi-disant « tuteurs » qui les poussent à commettre des actes sordides et les poussent à la mort. On ne sait pas grand-chose malheureusement du profil de ces mentors, ni qui ils sont, ce qui participe au grand mystère du jeu. Ce que l’on sait en revanche, c’est que si un jeune veut abandonner le défi, le tuteur menace de s’en prendre à sa famille ou à ses proches.

Pourquoi Blue whale et comment y participer:

Les Russes, qui sont attirés par la fantasmagorie, l’ont nommé ainsi par rapport à la légende qui dit que les baleines bleues vont s’échouer sur la plage pour se suicider. Pour « entrer dans le jeu », c’est très simple : il suffit de montrer par des hashtags sur les réseaux sociaux sa volonté de participer.

Mais ensuite, comme l’a confié à RMC Justine Atlan, présidente de l’association e-Enfance, les défis s’intensifient en danger :

cCmme une sorte de cap’ ou pas cap’, de plus en plus extrême. Il sera ainsi question de se priver de sommeil, d’insulter ses parents, de se scarifier, de se mettre au bord d’une fenêtre les pieds dans le vide… Tout va ainsi crescendo jusqu’au dernier défi, qui peut être “de se jeter d’un toit sous un train”.

Faut il vraiment s’inquiéter de ce jeu :

Même si pour l’instant, aucun mort n’est à signaler chez les adolescents en France, en Russie en revanche on a pu dénombrer au moins 80 suicides liés à ce jeu. L’urgence aujourd’hui est la prévention auprès des familles et des jeunes. La police nationale est d’ailleurs très mobilisée depuis mars sur ce jeu et a publié sur le net un message à l’intention de ces jeunes

Il faut également rassurer les adolescents qui souhaitent quitter le jeu et reçoivent des menaces de mort de leur tuteur, en leur expliquant que rien ne va leur arriver et que ces mentors ne sont là que pour leur faire peur.

Les réseaux sociaux se sont également mobilisés pour bloquer ces hashtags qui sont, ni plus ni moins, que des incitations au suicide.

Aujourd’hui, aucun de ces tuteurs n’a été appréhendé. Un seul de ces mentors l’a été en Russie. Il est âge de 22 ans, et est soupçonné d’avoir poussé 15 adolescents au suicide. Pour sa défense, lors de son arrestation, il a déclaré avoir :

juste expliqué à certaines personnes pourquoi il valait mieux mourir. Rien de plus. Ce sont eux qui ont pris la décision, personne ne les a forcés.

Il est vrai que l’on avait eu le droit à des défis ou des jeux plus stupides les uns que les autres tels que : Ice salt, où le participant doit se brûler avec de la glace et du sel ou Necknomination (de l’anglais neck your drink : boire cul sec) qui invitait les jeunes à boire mais jamais une mise en danger aussi grave que celle de Blue Whale où l’on demande aux participants de mourir.

Un téléphone est à disposition des jeunes ou de leur famille, net écoute : 0800 200 000

Publié le jeudi 6 avril 2017 à 18:05, modifications jeudi 6 avril 2017 à 18:05

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