Société

Bientôt des cours de nutrition de la maternelle au collège ?

Les députés dressent un rapport alarmant sur l’alimentation industrielle et demandent une éducation à la nutrition dès le plus jeune âge à l’école.

Après six mois d’enquête et 40 auditions, un rapport parlementaire sur l’alimentation industrielle a été présenté à l’Assemblée nationale mercredi 26 septembre. Le document a été rédigé par les députés de la commission d’enquête. Et, il fait une série de propositions sur la fabrication, l’éducation, la publicité, la lutte contre les inégalités sociales ou encore la recherche. Enfin, il vise à encadrer plus strictement le secteur.

Eduquer les enfants

Ainsi, ces derniers mois, cette commission d’enquête parlementaire a conduit une quarantaine d’auditions d’industriels, distributeurs et des groupes de restauration collective. Ainsi que des membres de l’administration, associations de malades, des ONG et des ministres. Or, ces travaux, rendus publics ce mercredi, concluent à l’urgence d’un changement.

Les députés ont mené leur étude sur les additifs et autres ingrédients incorporés aux recettes de plats cuisinés. Ils ont alerté sur leurs possibles « effets cocktails ». Ils se sont également préoccupés de l’éducation nutritionnelle de la jeunesse et de l’importance d’une information précise et loyale donnée aux consommateurs. Ainsi, l’une des mesures fortes préconisées par le rapport est le renforcement de l’éducation à l’alimentation dans les établissements scolaires. Et ce dès le plus jeune âge en l’érigeant notamment au rang des enseignements obligatoires. Cette proposition veut donc rendre cet enseignement obligatoire au plus tard dans l’année scolaire 2019-2020. A raison « d’une heure par semaine de la maternelle au collège ». Cette suggestion a été dévoilé devant la presse par Loïc Prudhomme, député (La France Insoumise). Il a également présidé la commission.

Quand on prend l’habitude de manger trop salé, trop sucré, trop gras, des addictions se forment […]. Il faut réapprendre à manger.

A de son côté déclaré Michèle Crouzet, députée (La République En Marche) et rapporteure de la commission, à l’AFP.

Par ailleurs, le repas du déjeuner dans les cantines scolaires devra faire partie d’un programme d’enseignement. Celui-ci serait en faveur d’une « alimentation saine, équilibrée et durable et de la lutte contre le gaspillage alimentaire », recommande le rapport.

Interdire la publicité alimentaire

Afin de protéger les plus jeunes, les députés estiment qu’il est « impératif d’interdire la publicité alimentaire qui s’adresse aux enfants sur tous les types d’écrans ».

Enfin, pour encadrer et suivre ces nouvelles mesures, un secrétariat général à l’alimentation pourrait être créé. En outre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que la Direction générale de l’alimentation (DGAL) devraient voir leurs moyens en personnel et dispositifs techniques renforcés. Le rapport fait également une série de propositions sur la recherche publique. Et notamment d’évaluer les effets sanitaires de l’alimentation industrielle.

Publié le jeudi 27 septembre 2018 à 12:37, modifications jeudi 27 septembre 2018 à 12:37

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !