Société

Béziers : Au nom du vivre-ensemble, Robert Ménard interdit la chicha en période estivale

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Le maire de Béziers poursuit sa croisade contre ce qu’il estime relever du mauvais comportement. Cette fois, c’est aux chichas qu’il a décidé de s’en prendre, interdisant aux amateurs d’en fumer dans l’espace public du 1er mai jusqu’au 30 septembre 2018.

Après avoir exprimé son désamour pour les kebabsRobert Ménard s’inquiète de la santé des citoyens de sa municipalité. C’est avec ce bienveillant postulat que la mairie de Béziers dans l’Hérault, a publié une nouvelle affiche de confection artisanale montrant la photo de deux hommes fumant la chicha (ou narguilé), surmontée de la mention « Pas de chichas, chiche ? ». Dans un tweet publié lundi 18 juin, la mairie met en garde ses habitants : « Pour le bien-être et la santé de ses habitants, la Ville de #Béziers interdit désormais de fumer la “chicha” (ou narguilé) dans l’espace public en période estivale (du 01/05 au 30/09). Pour un véritable #VivreEnsemble ! »

Une question de santé publique

Interrogé sur le sujet par Midi Libre, Robert Ménard, adepte des campagnes controversées, s’est expliqué sur ce choix :

Si on en croit les offices qui luttent contre le tabagisme, la chicha n’est pas vraiment une bonne chose pour la santé.

A t-il argué.

Le maire de Bézier a spécifié que la pipe à eau serait interdite à l’extérieur, dans les lieux publics et culturels et aux abords des écoles. La mairie Biterroise a avancé que consommer de la chicha délivrerait l’équivalent du monoxyde de carbone rejeté par 15 à 52 cigarettes, et environ deux fois plus de goudron. Des chiffres corroborés par une étude de l’Université de Pittsburgh parue en 2016.

Pour éviter les “attroupements”

Mais c’est aussi au nom du bien-être commun que le maire, désormais en mauvais termes avec le Front National, justifie cette nouvelle prohibition. Robert Ménard, qui dit partager les “valeurs” de Donald Trump, a également indiqué que la chicha favoriserait des « rassemblements » qui compromettraient le « vivre-ensemble ».

On en a assez, ça renvoie une image de la ville dont on n’a pas envie.

Pour l’élu, ces « attroupements » qu’il ne détaille pas davantage sont « neuf fois sur dix problématiques ». Enfin, il précise que les communes d’Antibes, de Rungis et de Saint-Laurent du Var ont pris la même décision.

Publié le mercredi 20 juin 2018 à 11:29, modifications mercredi 20 juin 2018 à 10:39

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