Société

Besançon : la ville interdit aux mendiants de s’asseoir, des militants le font à leur place !

Samedi dernier, des militants opposés à l’arrêté anti-mendicité de la ville du Doubs ont décidé de protester en faisant exactement ce qu’interdit la municipalité.

Depuis le 9 juillet, Besançon a mis en place des mesures coercitives contre l’occupation de l’espace public par les mendiants. C’est l’Est Républicain qui révélait en premier le contenu de l’arrêté jeudi dernier.

La consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique, sont interdites.

Peut-on de fait lire.

Un arrêté controversé à Besançon

La mesure, entérinée par le maire (ex PS et désormais LREM) Jean-Louis Fousseret, divise. Ainsi, samedi à 14 heures, une centaine de manifestants s’est rassemblée à Besançon. Ils ont choisi la Place Pasteur comme lieu public de leur “sit-in”. Dénonçant, en station assise ou debout, l’arrêté qui interdit ces mêmes actes dans l’espace public aux SDF. Toutefois, les activistes n’ont plus que 6 semaines à patienter.

En effet, ces restrictions ne couvrent que la période allant du 9 juillet au 30 septembre. Par ailleurs, elles ne s’appliquent que dans un créneau hebdomadaire et une amplitude horaire fixés. Ainsi, cela ne concerne que certaines rues, du lundi au samedi et dans la fenêtre 10h-20h. Enfin, tout contrevenant s’expose à une amende de 38 euros.

La mairie de Besançon répond aux sollicitations des commerçants

Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, Jean-Louis Fousseret se défend. Ces interdictions ne seraient qu’une solution à l’incivilité vécue par ses administrés. Mais surtout, un geste pour prévenir les dégradations que subissent les commerçants de la ville.

Cet arrêté fait suite à une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées.

Dira-t-il à la chaine de proximité.

Puis, sur RTL, le maire va encore plus loin dans son explication :

Il y a beaucoup d’occupation abusive ou inadapté de lieux publics.

Conclut-il.

Cependant, si certains citadins soutiennent leur maire, ce n’est pas le cas de Jacques Vuillemin. Cet ancien adjoint du maire Robert Schwint est venu protester car il penche plutôt pour le dialogue.

Je me souviens que, confronté au même type de problème il y a quelques années, j’avais accueilli des SDF à l’hôtel de ville. Nous avions discuté pour essayer de trouver une solution. Je pense que c’est préférable plutôt que de prendre des arrêtés qui au final ne règlent rien.

Estimait-il sur France 3.

 

Publié le lundi 20 août 2018 à 11:09, modifications lundi 20 août 2018 à 10:37

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