Société

Attentats de Paris : Malgré l’isolement, Salah Abdeslam a réussi à communiquer avec d’autres détenus

Bien qu’il soit sous haute surveillance 24 heures sur 24, Salah Abdeslam est parvenu à échanger quelques mots avec un autre détenu. Une procédure disciplinaire a immédiatement été mise en place.

Salah Abdeslam, le seul membre vivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, est placé en quartier d’isolement, sous la surveillance permanente de caméras, dans la plus grande prison d’Europe. Pourtant, ces mesures n’ont visiblement pas empêché Salah Abdeslam de communiquer avec un autre détenu de son couloir dans le centre de détention de Fleury-Mérogis.

Selon le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, au micro du Grand rendez-vous d’Europe 1-iTélé-Les Echos, l’incident s’est produit il y a trois semaines. Le djihadiste a ainsi pu échanger quelques phrases avec un autre détenu du même couloir. Les deux hommes se sont parlés au travers des portes de leurs cellules respectives, peu après 21 heures. Leur bref dialogue a été immédiatement intercepté par un surveillant.

Salah Abdeslam, qui a accès à la télévision et qui est donc très informé sur l’actualité a demandé :

T’as des nouvelles des surveillants d’Osny ?

Faisant référence aux agents de l’administration pénitentiaire de la prison d’Osny (dans le Val-d’Oise) qui ont été violemment agressés par un détenu de l’unité dédiée aux prisonniers radicalisés le 4 septembre dernier.

Le terroriste des attentats parisiens a aussi évoqué son silence tenace face au juge d’instruction devant lequel il a déjà été convoqué par deux fois.

Personne ici ne me fera parler, je suis protégé par Allah. Moi je ne parle pas j’agis.

A-t-il lâché.

Selon Jean-Jacques Urvoas, ce voisin avec qui Salah Abdeslam tentait d’entrer en contact était :

Lointain puisque naturellement autour de lui les cellules sont vides. Même s’il y a des éléments de plexiglas à la fenêtre qui lui interdisent d’accéder à l’extérieur, il peut, j’imagine en forçant la voix se faire entendre d’un autre détenu.

A expliqué le Garde des Sceaux.

Visé par une procédure disciplinaire depuis trois semaines, le prisonnier, arrêté le 18 mars en Belgique et mis en examen pour assassinats terroristes, a catégoriquement nié avoir eu des échanges avec un détenu. Ce dernier a été déplacé dans une autre cellule afin qu’aucun autre contact ne puisse être noué entre eux.

Publié le lundi 10 octobre 2016 à 9:04, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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