Société

Anne Bert : Elle veut mourir dans la dignité

Anne Bert, romancière française, est malheureusement atteinte de la terrible maladie de Charcot. Elle est intervenue sur France Inter pour expliquer qu’elle voulait mourir dans la dignité et que malheureusement pour elle, la France lui refuse ce droit. Elle envisage de partir en Belgique pour mettre fin à ses jours.

La maladie de Charcot est une terrible maladie dégénérative, qui conduit inexorablement vers une mort certaine et douloureuse. Malheureusement, la romancière Anne Bert en est atteinte. Elle s’exprime très bien malgré la douleur, et maîtrise de son propre aveu sa terrible souffrance. Elle est diminuée, chaque jour un peu plus, et aimerait qu’on abrège ses souffrance. C’est sur France Inter qu’elle est sortie du silence pour évoquer son projet.

En effet, Anne Bert est tout à fait consciente de ce qui l’attend. D’ici quelques temps, elle se trouvera dans un état végétatif irréversible. Par conséquent, elle a pris la décision de mourir dignement. Elle raconte d’ailleurs son combat pour l’euthanasie dans un livre intitulé le Tout dernier été.

Une terrible maladie

La romancière explique que la France refuse d’accéder à sa demande. Et ce malgré la loi Léonetti. En effet, selon elle, l’équipe d’Emmanuel Macron lui aurait répondu que les questions éthiques ne soit pas une priorité à ce jour. Une réponse qu’elle trouve d’une cruelle injustice. Anne Bert sait que la maladie de Charcot va la paralyser d’ici quelques années, ce qu’elle ne veut pas vivre :

Je ne veux pas vivre l’horreur que me promet cette maladie. Il me faut une assistance totale, du lever au coucher.

Sa maladie a été diagnostiquée en 2015. Et immédiatement, elle a formulé le désir de mettre fin à sa vie avant de ne plus en être capable. Mais la loi Léonetti ne fonctionne pas en son sens car il faut être « suffisamment » agonisant pour que le personnel hospitalier accepte de sédater un patient.

Un départ en Belgique

C’est pourquoi Anne Bert a décidé de se tourner vers la Belgique. Dans ce pays, une loi autorise en effet le suicide assisté à l’hôpital ou à domicile. Pourtant, ce n’est pas une décision facile pour elle, qui est avant tout Française :

Même si j’ai vécu en Belgique quand j’étais enfant, je regrette de devoir y mourir. C’est une souffrance de ne pas pouvoir m’éteindre paisiblement chez moi, entourée de mes proches, mais on ne me donne pas le choix.

Médicalement suivie en Belgique depuis le mois de décembre de l’année dernière, la date de sa « mort » n’a à ce jour pas encore été fixée. Mais elle explique que sa vie est de plus en plus compliquée chaque jour :

Il faut partir à un moment où on est vulnérable.

Des déclarations qui remettent le débat sur l’euthanasie sur le devant de la scène.

Publié le mercredi 6 septembre 2017 à 13:27, modifications dimanche 10 septembre 2017 à 4:07

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