Société

Alimentation : des perturbateurs endocriniens retrouvés dans nos assiettes

Une ONG française vient de publier dans un communiqué que dans l’alimentation des Européens, 60% de la part qui contient des pesticides renferme aussi des perturbateurs endocriniens. L’alerte intervient alors que ni la France, ni l’Europe n’ont de politiques convaincantes sur la prévention de ce problème.

Que sont les perturbateurs endocriniens ? Ce sont des substances que l’on retrouve partout et dont le cumul dans notre corps est capable de brouiller l’endocrine. C’est-à-dire, tout le système des hormones qui passent directement notre sang, ainsi que les organes et tissus qui produisent ces hormones.

L’eau, l’air, les vêtements, les meubles, le sol…en contiennent. Certes, notre organisme en évacue certains aisément. Mais l’omniprésence des perturbateurs endocriniens dans la vie moderne le met en permanence en contact avec ces substances. De fait, cette imprégnation pose problème.

L’alimentation européenne pleine de perturbateurs endocriniens…

D’autant plus, lorsqu’on sait que la majorité d’entre eux nous arrive via l’alimentation. En effet, notre nourriture rentre en contact avec ces molécules à travers les emballages, quand elle-même n’en a pas à l’origine à cause des pesticides et des polluants organiques.

plus de six résidus de pesticides sur dix quantifiés dans l’alimentation européenne sont des perturbateurs endocriniens suspectés.

Affirme l’ONG Générations futures .

Pour arriver à cette conclusion, les activistes ont analysé les données de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les résidus de pesticides dans les aliments. Dans son rapport d’il y a deux mois rendant compte d’une étude de 2016, l’Efsa déclare que 96 % des échantillons étudiés sont dans les limites obligatoires et que 51 %  n’ont aucun résidu quantifiable.

…Mais la France et l’Europe prennent des mesures qui n’incluent pas l’alimentation

Par conséquent, l’association agréée par le ministère de l’Écologie a pris à son compte l’analyse des 49% censés être dans la légalité. Sur ces 109.843 échantillons contenant des traces quantifiables de pesticides, 69.433 seraient des résidus de perturbateurs endocriniens. En effet, TEDx recense toutes les molécules qu’on soupçonne d’altérer le fonctionnement de l’endocrine.

Aussi, c’est en comparant les deux bases de données que Générations futures arrive à cette conclusion. Si en décembre dernier l’Union Européenne a décidé d’agir contre les perturbateurs endocriniens, les critères qu’elle a retenus sont, pour les militants, contre-productifs car trop restrictifs. Du côté de l’Hexagone, dès 2014 un plan pensé pour tout le territoire vit le jour, avec des résultats, dont l’arrêt du bisphénol A.

Ce perturbateur endocrinien se retrouvait dans les contenants alimentaires, dont les biberons. Alors que l’État planche à la phase deux de cette stratégie, la réserve de l’ONG persiste. Ni la France ni l’Union européenne ne considèrent le problème du point de vue alimentaire.

Dans la version provisoire (de ce texte), il n’y a quasiment rien sur l’alimentation, ce qui nous choque.

Déplorait ainsi Françoise Veillerette, de Générations futures, interrogée par l’AFP.

Publié le mardi 4 septembre 2018 à 12:36, modifications mardi 4 septembre 2018 à 12:37

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