Société

Aindinoises, Aindinois : Les habitants de l’Ain ont choisi leur nom

Le nom des habitants du département de l’Ain a été dévoilé à Bourg-en-Bresse, après deux mois de consultation publique.

Fin du suspense ce dimanche 24 juin. Les habitants de l’Ain ont enfin un nom. Jusqu’à présent, les habitants se désignaient selon leur pays (Bressans, Dombistes, Bugistes…). Ainsi, le gentilé officiel, annoncé ce dimanche lors d’une fête de l’été à Bourg-en-Bresse est Aindinoises et Aindinois.

Les autres propositions, Initiain(e) et Ainain(e) n’ont pas séduit les électeurs. Le nom choisi doit désormais être soumis à l’approbation de l’assemblée départementale et déposé à l’Institut national de la protection industrielle (INPI).

Une volonté d’exister

Ainsi, le 17 janvier, Jean Deguerry, le président Les Républicains, du Conseil départemental de l’Ain, avait officiellement déclaré qu’il fallait trouver un gentilé pour les habitants. Il s’agissait d’une question d’identité, selon lui. Dès lors, un comité chargé de piloter la démarche avait vu le jour. Il avait été soigneusement composé de membres emblématiques ayant un lien privilégié avec l’Ain. Ensuite, ce comité a sélectionné trois gentilés possibles dans une liste de propositions spontanées. Dès le 10 février, les habitants ont été appelés à s’exprimer en votant sur le site internet du Département ou sur celui de France 3. Au final, ce sont plus de 30.000 personnes qui ont participé au suffrage.

Des Ypsiloniens aux Euréliens

Reste-t-il donc encore des départements sans gentilé ? En France de nombreux départements n’ont pas encore de gentilés. Pour nombre d’entre eux, le flou règne. Or, plusieurs noms sont utilisés au sein d’un même département. Ainsi en Indre-et-Loire, les habitants se nomment « Tourangeaux », « Indroligériens » ou encore « Indréloiriens ». Dans les Pyrénées-Atlantiques, ils se désignent comme « Basques » ou « Béarnais ». Et, contrairement aux gentilés adoptés par les communes, qui peuvent avoir parfois une forme surprenante ou pittoresque, comme les Berruyers à Bourges, les Ypsiloniens à Y (dans Somme) ou les Ponots et Ponotes au Puy-en-Velay, la plupart des gentilés départementaux sont directement dérivés du nom du département ou de l’ancienne province. C’est par exemple le cas pour les Charentais en Charente. Les Vendéens en Vendée ou les Savoyards en Savoie.

En outre, les autres gentilés départementaux sont issus d’une construction liée au nom du département. A l’image de celui des Maralpins qui désigne les habitants des Alpes-Maritimes. Des Euréliens pour les habitants d’Eure-et-Loir, des Tarn-et-Garonnais pour les habitants de Tarn-et-Garonne. Ou encore des Loirétains pour les habitants du Loiret.

Publié le lundi 25 juin 2018 à 8:02, modifications dimanche 24 juin 2018 à 22:01

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