Société

Agressions, insultes, menaces… Les violences contre les professeurs en hausse

Après avoir épluché plus de 4.900 dossiers, la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS) vient de publier son bilan. Le quotidien de certains professeurs se dégrade : les violences contre ces derniers ont augmenté de 7%.

Entre 2017 et 2018 les violences contre les professeurs ont augmenté de 7%. C’est le triste résultat révélé par le baromètre annuel du climat scolaire de la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS). Publiés dans le Journal du dimanche, ces chiffres glaçants montrent que les violences contre les professeurs s’installent de plus en plus dans les écoles, collèges et lycées français selon le réseau militant.

Les enseignants en difficulté hésitent à en parler à leur hiérarchie

Plus de 4.900 dossiers de protection juridique ouverts sur la période 2017-2018 ont été épluchés par la FAS pour parvenir à ce résultat. Le réseau militant assurant la protection des membres du personnel de l’Éducation nationale reporte que 67.5% des dossiers ouverts concernent des enseignants. Les professeurs d’EPS, par exemple, ne sont que 2% à être concernés.

Mais qui sont les agresseurs ? Si dans 22% des dossiers traités ce sont les élèves qui s’en prennent à leur enseignant, 55% des agresseurs sont les responsables légaux des enfants. Autrement dit les parents. Dans les deux cas, leur objectif est de montrer un certain mécontentement à la suite d’une décision prise par le professeur.

Dans les deux tiers des cas, ce sont des insultes, des menaces et des propos diffamatoires. Seulement 6 % des dossiers concernent des agressions physiques.

Une situation difficile pour les professeurs victimes de ces violences, qui ont d’autant plus de mal à en parler.

Les enseignants en difficulté hésitent à en parler à leur hiérarchie : ils ont peut-être le sentiment d’être en échec. Ils préfèrent se confier aux collègues de l’association

explique Vincent Bouba, secrétaire de la FAS avant d’ajouter :

On ne peut pas présenter l’école comme un lieu d’insécurité permanente

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui aspire à lutter au plus vite contre ces violences, souhaite mettre en place un registre répertoriant les incidents dans chaque établissement, ou encore une procédure simplifiée pour les conseils de discipline.

 

Publié le mercredi 3 avril 2019 à 14:55, modifications mercredi 3 avril 2019 à 14:54

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