Société

23 000 foyers en France vivent dans moins de 9m2

Alors que les surfaces inférieures à 9m2 sont interdites à la location, 23 000 foyers sont concernés par ces micro-logements.

Le marché de l’immobilier est toujours aussi tendu et de nouveaux chiffres viennent le prouver.

Selon une information publiée par Le Figaro le 26 août, plus de 23 000 ménages en France vivent dans des logements dont la superficie est inférieure à 9m2.

Une situation qui est parfaitement illégale puisqu’un décret datant de 2002 stipule que le propriétaire du logement est dans l’obligation de fournir une habitation respectant des normes de surfaces et de confort minimums. Elle doit en effet « disposer au moins d’une pièce principale ayant soit une surface habitable au moins égale à 9 mètres carrés et une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres, soit un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes ».

Ainsi, la Fondation Abbé Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abris ont communiqué un classement qui montre que la France arrive à la 10ème place (sur 28) de l’Union européenne en matière de mal-logement.

Cette hiérarchisation se base sur plusieurs critères : le coût du logement, les ménages en situation d’impayés, les difficultés de chauffage, la sur-occupation et l’insalubrité.

La France est moyenne en matière de sur-occupation, de précarité énergétique et de privation sévère de logement et affiche un taux élevé de ménages en impayés”.

A déclaré la Fondation Abbé Pierre.

Quant au reste du classement, le trio tête des bons élèves est constitué du Luxembourg, de l’Irlande et de la Finlande. Le Royaume-Uni se retrouve à la 20ème place, suite aux coupes budgétaires sur les allocations-logement notamment.

La Grèce se classe bonne dernière sans grande surprise, compte tenu de sa situation sociale cauchemardesque qui résulte des programmes d’austérité qui se succèdent dans le pays.

Sur son site internet, la Fondation Abbé Pierre s’inquiète de recevoir « de plus en plus de personnes démunies vivant dans des débarras sous les toits ».

L’association alerte en effet des conditions de vie « contraires à la dignité humaine » et s’insurge que l’Etat ne reconnaisse pas l’insalubrité de ces logements.

La Fondation estime qu’à Paris plus de 7 000 chambres de service avec une surface inférieure à 9m2 serait occupées à titre de résidence principale. Ces micro-logements sans confort et parfois sans eau ni sanitaire sont situés dans des combles souvent mal isolées.

Pourtant, face à ce mal-logement, seulement une cinquantaine d’arrêtés préfectoraux interdisent ces pièces à usage d’habitation. Or, comme le rappelle la Fondation Abbé Pierre, l’absence d’arrêté donne carte blanche aux propriétaires de ces logements pour les louer au prix fort.

Publié le dimanche 28 août 2016 à 11:57, modifications dimanche 28 août 2016 à 10:28

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